Guinée Bissau: La Guinee-Bissau vers une sortie de crise ?

Après des législatives présentées comme étant une chance pour la paix en Guinée-Bissau, le pays doit affronter d'autres défis dont la formation d'un gouvernement. Pourtant le président José Mário Vaz se montre confiant.

En 2015, le président José Mário Vaz a limogé son Premier ministre Domingos Simões Pereira, ce qui a plongé la Guinée-Bissau dans une crise institutionnelle qui s'est étendue au parlement, où une dissidence est née au sein de la majorité.

Le PAIGC est certes au pouvoir mais à l'Assemblée, le président ne pouvait plus compter sur tous les députés du parti majoritaire. Cette dissidence existe encore puisque le groupe de 15 députés frondeurs du PAIGC, nommé Manadem G15, a présenté sa propre liste aux élections.

Le PAIGC en quête d'une majorité confortable

Lundi (18.03.), Domingos Simões Pereira, qui est le président du PAIGC, a signé un accord avec les dirigeants de trois autres partis. Celui-ci garantit à son parti une majorité pendant les quatre années de la législature et le poste de Premier ministre.

Or cette situation pourrait se révéler dangereuse pour le gouvernement qui sera formé. Mais le président José Mário Vaz pense que le gouvernement pourra avoir une certaine stabilité et va même plus loin en affirmant que son pays la Guinée-Bissau "est un pays stable. Nous avons un parti qui a gagné les élections avec la majorité des suffrages. Il manque certes la majorité absolue des 102 sièges du parlement. Mais avec un dialogue sincère avec les autres partis politiques, on peut espérer avoir une majorité confortable. Le pays a beaucoup de problèmes qui doivent être réglés car les défis deviennent nombreux."

Espoir d'une sortie de crise

La Guinée-Bissau, petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest, est fragilisée par une série de coups d'Etat et une crise politique qui dure.

Aujourd'hui, le Premier ministre, limogé il y a quatre ans, a obtenu la confiance de la majorité des électeurs. Malgré cela, le président José Mário Vaz se dit prêt à travailler avec lui.

"Je n'ai aucun problème à travailler avec qui que ce soit", clarifie le président. Le critère le plus important dit-il, "c'est le mandat du peuple. Il ne s'agit pas pour moi de privilégier X ou Y. Mon devoir, en tant que président est de travailler avec tous les leaders qui composent la majorité à l'Assemblée. Nous avons besoin de ce dialogue pour surmonter nos défis."

Au lendemain de la publication des résultats des élections législatives, l'ONU a appelé "les nouveaux représentants élus à faire passer les intérêts de la Guinée-Bissau avant toute autre considération personnelle".

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