24 Mars 2019

Comores: Présidentielle aux Comores - Dans l'attente des résultats

Photo: azaliassoumani.com
Azali Assoumani Président des Comores

Au total 308. 311 électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche 24 mars 2019 pour élire le prochain président de la République.

Pour ce scrutin entièrement financé par le gouvernement sur fonds propres à hauteur de 4 millions d'euros, les électeurs étaient répartis dans les trois îles Nduzumani (123.925 électeurs), Ngazidja (163.242 électeurs) et Mwali (21.144 électeurs).

Mahamoud Ahamada, un juriste qui a le soutien du parti Juwa de l'ex président Sambi est considéré comme le principal challenger du candidat sortant Assoumani Azali.

Ce dernier, accompagné de son épouse, s'est dit plus que confiant après avoir voté dans son village natal.

Vers la fin de la journée, la situation était différente, selon que l'on se trouvait à Anjouan ou dans l'ile de la Grande Comores où le vote s'est relativement déroulé dans le calme même si quelques bureaux ont ouvert avec beaucoup de retard.

En revanche, la situation était jugée «préoccupante » à Anjouan où l'opposition dénonce plusieurs manquements.

Elle a fait état de bureaux de vote ouverts illégalement tôt le matin pour «remplir des urnes» déjà disposées sur place.

Des scènes de violence ont été notées dans des quartiers de cette île où plusieurs urnes ont été cassées aussi.

Devant la presse, le ministre de l'intérieur s'est voulu rassurant, soulignant qu'elles avaient été remplacées.

Le scrutin très surveillé à Anjouan

Lors de la campagne, Assoumani Azali, le candidat à sa propre succession a été visé par un «attentat» alors qu'il se rendait à un de ses rassemblements.

Une bombe artisanale a explosé devant le convoi présidentiel provoquant l'éboulement du flanc d'une montagne. L'opposition avait dénoncé un «montage » pour emprisonner des militants politiques.

L'Union africaine interpellée

Un des candidats de l'opposition Mohamed Soilihi alias «campagnard » a été interpellé ce 24 mars par les forces de l'ordre, alors qu'il manifestait son mécontentement en «cassant une urne ».

L'opposition souhaite que l'Union africaine prenne les dispositions nécessaires pour éviter que le pays ne bascule dans la violence.

L'institution continentale dirigée par le diplomate Tchadien Moussa Faki Mahamat a déployé une mission d'observation conduite par Patrice Emery Trovoada, l'ancien Premier ministre de la République démocratique de Sao Tomé Principe.

Composée de 30 observateurs dont des parlementaires panafricains et des ambassadeurs accrédités auprès de l'UA, elle avait pour mission de déterminer dans quelle mesure le vote est conforme aux normes régionales et internationales.

«Notre déploiement ici va nous permettre d'avoir une idée précise du déroulement du processus électoral.

Ce qui est important pour nous, c'est de voir la vérité du vote d'aujourd'hui et de voir comment les Comoriens ont pu exprimer leur volonté, mais l'Union africaine est particulièrement engagée à soutenir le processus politique comorien », a déclaré à Confidentiel Afrique M. Trovoada.

Pour sa part, la commission électorale nationale indépendante, chargée de l'organisation du scrutin avait quelque peu haussé le ton ces derniers jours en mettant en garde ceux qui voudraient enfreindre la loi en commettant des actes de vandalisme dans les bureaux de vote.

L'institution est la seule habilitée à proclamer des résultats provisoires des élections présidentielles. La Cour suprême elle, se chargera de prononcer les résultats définitifs.

En cas d'un éventuel deuxième tour, les électeurs retourneront aux urnes le 21 avril prochain pour départager les candidats qui seront encore dans la course pour la conquête du Beit Salam, nom que porte le palais présidentiel.

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