26 Mars 2019

Mozambique: Place à l'hygiène à Beira

Les habitants de cette ville sont mobilisés pour remettre de l'ordre dans leur cadre de vie après le passage du cyclone Idai. Un dernier bilan fait état de plus de 700 morts.

Plus d'une semaine après le passage du cyclone Idai ayant causé des dégâts importants à Beira, ville située dans le centre du Mozambique, les populations s'organisent pour remettre sur pied leur cadre de vie. Au moyen de machettes, pelles et brouettes, elles essaient de dégager les montagnes de gravas. Mais, la tâche ne semble pas aisée pour la centaine de jeunes volontaires mobilisés pour la cause.

« Nous fournissons les moyens minimums : bottes, pelles, gilets jaunes pour être identifiés, et à la fin de la journée, ils auront un petit goûter... et on espère ainsi continuer à les motiver parce qu'ils font tout cela sur la base du volontariat », souligne Fernando Pinho, directeur provincial de la jeunesse et des sports. Malgré les secours étrangers, de nombreux espoirs sont portés sur les pouvoirs publics qui ont annoncé d'importantes mesures pour faire face à la situation.

A ce jour, l'on redoute des risques d'épidémie, compte tenu de ce que la région a toujours les pieds dans les eaux. Une situation qui a poussé le gouvernement à déclencher un plan sanitaire d'urgence. « Des équipes sur le terrain font de la surveillance épidémiologique. Des maladies ont commencé à apparaître, comme le paludisme. Il n'y a pas de choléra, mais nous avons vu des diarrhées.

Ce qui est parfaitement normal dans une situation comme celle-ci où les gens ont dû quitter en urgence leur foyer », témoigne Ussene Isse, directeur national de l'assistance médicale au ministère mozambicain de la Santé. Selon lui, les autorités essayent de mettre en place un mécanisme de prévention.

« D'abord nous avons des médecins, des techniciens, sur le terrain qui font de la prévention. Ils informent les populations de mesures d'hygiène individuelles et collectives de base : comment collecter les déchets, utiliser des latrines et se laver les mains. Nous apportons également du chlore pour les populations sans eau potable.

Enfin, nous construisons des latrines et creusons des fosses, loin des habitations pour enterrer les déchets », a-t-il expliqué. D'après un dernier bilan fourni par la chaîne de télévision française d'information en continu, BFM TV, plus de 700 personnes ont déjà perdu la vie

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