Tunisie: Les dettes des entreprises privées s'élèvent à 4 milliards de dinars

30 Mars 2019

Intervenant à l'ouverture des travaux de la Fédération générale des caisses sociales, Jomni a indiqué que parmi ces dettes, 1.500 millions de dinars ne peuvent plus être recouvrés après que ces entreprises ont fait leur dépôt de bilans».

Il a considéré que le projet gouvernemental de réforme des caisses sociales est «invraisemblable», estimant que les mesures consistant en l'augmentation des cotisations, au même titre que l'âge de la retraite, «demeurent des solutions provisoires et de consolation qui ne pourraient résoudre les problèmes structurels réels des caisses remontant à plusieurs années, à un moment où l'Etat ne met pas en place des mécanismes pour recouvrer ses dettes envers des institutions privées», selon ses dires.

Il a encore souligné que les caisses sociales souffrent depuis des années de la mauvaise gestion, de l'absence de bonne gouvernance et de l'incapacité à recouvrer ces dettes, ceci, tout en refusant l'ouverture des dossiers importants, dont les soins médicaux à l'étranger, a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Jomni a émis des réserves par rapport au projet en cours d'élaboration, relatif à la couverture sociale globale, considérant qu'un tel projet mènera tôt ou tard à «l'effondrement des caisses sociales et ne sera bénéfique qu'aux secteurs non structurés qui gangrènent l'économie nationale».

Les critiques du responsable syndical ont également porté sur les systèmes spécifiques de retraite qui prévoient des pensions de retraite bénéficiant aux députés, aux gouverneurs et aux directeurs généraux, calculées sur la base des salaires de leurs derniers postes, tandis que leurs cotisations durant des décennies ont été effectuées dans le cadre de leurs emplois d'origine, ce qui signifie que «leurs pensions de retraite sont payées par l'assuré social ordinaire».

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.