29 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Le Sénat va finalement être installé en RDC

Le président Félix Tshisekedi a levé la mesure suspendant l'installation du nouveau Sénat. Pourtant, le 15 mars, il avait suspendu son installation pour des soupçons de corruption pesant sur l'élection de ses membres.

Selon un communiqué officiel, le président congolais Félix Tshisekedi se dit satisfait par le rapport préliminaire d'enquête sur les allégations de corruption de grands électeurs rendu par le procureur général auprès la Cour de cassation. Par conséquent, poursuit le communiqué, le président "considère que plus rien ne s'oppose à l'installation du sénat."

Pour l'activiste catholique Léonie Kandolo, porte-parole du Comité laïc de coordination, "c'est un rétropédalage. C'est un petit peu dommage parce que ça va affaiblir tous les efforts de la lutte contre la corruption qui doivent être mis en place et surtout contre l'enrichissement illégal ou sans cause. Je m'attendais à des sanctions fortes. On s'attendait à plus de fermeté", regrette-t-il.

Transparence

Des voix critiquent aussi la démarche du procureur général auprès de la Cour de cassation de Kinshasa. En effet, par soucis de transparence, le président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice, Georges Kapiamba, exige que le procureur général près la Cour de cassation de Kinshasa rende public le rapport préliminaire remis au président congolais. "Les grandes lignes dudit rapport n'ont jamais été publiées pour permettre à l'opinion de savoir ce qui s'est passé et s'assurer que le travail de la justice n'a pas été fait avec complaisance. Voilà pourquoi nous appelons encore une fois le Procureur général de rendre public, dans un souci de transparence, les grandes lignes dudit rapport qu'il a remis au président de la République", plaide t-il.

Rapport de force

Pour sa part, Alain-Joseph Lomandja, analyste électoral estime que la décision est révélatrice des équilibres ou des déséquilibres politiques et en même temps des rapports de forces en présence en vigueur. Félix Tshisekedi a tenu compte de la Realpolitik a-t-il ajouté.

Selon plusieurs sources proches du dossier, la décision prise par le président Félix Tshisekedi est le résultat de fortes pressions qu'aurait exercées sur lui le FCC de son prédécesseur Joseph Kabila. Lors des élections sénatoriales du 15 mars dernier, le Front commun pour le Congo (FCC) a obtenu plus de 80 sièges sur les 108 que compte le Sénat.

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