1 Avril 2019

Afrique: Une déclaration affirme un soutien mondial à la santé et aux droits reproductifs

Plus de 200 millions de femmes n'utilisent pas de contraception moderne, même si elles souhaitent éviter une grossesse, a observé la 52e Commission sur la population et le développement.

Le 1er avril 2019, les ministres et représentant·e·s de gouvernements du monde entier ont adopté à l'unanimité une déclaration politique qui réaffirme leur soutien au Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).

Elle avait établi que la santé reproductive, les droits individuels et l'émancipation des femmes étaient essentiels pour le développement durable.

Cette déclaration couronne le 25e anniversaire de la CIPD, qui fut une affirmation historique des droits de tou·te·s à la santé reproductive et à l'autonomie.

La déclaration du 1er avril reconduit le soutien à cet accord révolutionnaire, et appelle les dirigeants politiques et les organisations du monde entier à accélérer leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés.

La déclaration a été adoptée à 11 h 40, heure de New York, à la session d'ouverture de la 52e Commission sur la population et le développement.

« Je n'entends aucune objection », a dit Courtenay Rattray, représentant permanent de la Jamaïque aux Nations Unies et président de la Commission cette année. « C'est donc décidé ».

Son discours a été très applaudi.

Des personnes derrière les chiffres

L'UNFPA et le Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies surveillent conjointement la dynamique des populations et les progrès vers la réalisation des objectifs de la CIPD.

Les rapports présentés à la Commission montrent que l'accès à la santé reproductive s'est amélioré, que la mortalité maternelle a baissé, et qu'il y a eu des avancées dans la lutte contre les pratiques dangereuses et contre les violences faites aux femmes.

« La mortalité maternelle a baissé d'environ 40 %. Les taux de pratique du mariage d'enfants et des mutilations génitales féminines ont chuté.

La majorité des enfants ont accès à l'école primaire, et l'espérance de vie a augmenté de 7 ans depuis 1994 », a observé la directrice de l'UNFPA, le Dr. Natalia Kanem, dans son discours d'ouverture.

« Mais les progrès que nous avons constatés ne suffisent pas », a -t-elle poursuivi. « Des millions de personnes attendent encore la réalisation des promesses de la CIPD : les 10 millions de filles qui seront mariées avant leurs 18 ans en 2019, les 4 millions de filles qui subiront des mutilations génitales cette année, les 60 % de jeunes qui n'auront pas accès à l'enseignement secondaire en Afrique, les 200 millions de femmes et d'adolescentes qui attendent un accès à la contraception moderne ».

L'ambassadrice de bonne volonté de l'UNFPA, Ashley Judd, a prononcé le discours liminaire et a souligné que si la Commission faisait effectivement un pas en avant, ses membres devaient bien garder en tête que ces statistiques représentent des vies réelles.

« Les discussions que l'on a au sein de cette Commission ont des répercussions sur des pays, des communautés et des familles du monde entier », a-t-elle déclaré. « Elles entrent dans les chambres et les salles de bain des plus vulnérables et peuvent sauver des vies, mais seulement si on le veut vraiment. »

Vers l'avenir

« La session de cette année est exceptionnelle, car elle marque le 25e anniversaire de l'adoption du Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement, un moment marquant de la coopération internationale », a déclaré Ulla Tørnæs, la ministre danoise de Coopération pour le développement, dans son discours d'ouverture.

C'était un « consensus historique adopté par 179 gouvernements, affirmant que la santé reproductive et les droits qui s'y rapportent font bien partie des droits de la personne ».

Il n'y a pas eu assez de changements, cependant, a-t-elle rappelé à toute l'audience.

« Nous vivons dans un monde où certains croient toujours que les filles sont trop jeunes pour l'éducation sexuelle et pourtant suffisamment âgées pour se marier. C'est absurde. »

En novembre prochain, à l'occasion des 25 ans de la CIPD, le Sommet de Nairobi visera à provoquer des engagements supplémentaires de la part des gouvernements, des organisations, des défenseurs des droits et d'autres acteurs, pour accélérer les efforts en vue d'atteindre enfin les objectifs fixés.

« Je suis extrêmement fière que le Danemark s'associe au Kenya et à l'UNFPA pour co-organiser la conférence CIPD+25 qui aura lieu à Nairobi du 12 au 14 novembre prochain », a annoncé Mme Tørnæs. « Ce sera pour nous l'occasion de consolider 25 ans de CIPD ».

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