Afrique: Donner du poids aux aires marines protégées

communiqué de presse

Le chalutage pélagique est constitué de deux navires qui se déplacent en parallèle à plusieurs centaines de mètres l'un de l'autre en remorquant un immense filet qui capture sans distinction poissons et cétacés sur leur passage.

Les océans de notre planète sont soumis à la pression croissante de la surpêche et d'autres activités humaines. Nous consommons 31% des stocks de poisson à des niveaux insoutenables, principalement en raison d'activités illégales, non déclarées ou non réglementées.

Nous utilisons les ressources de l'océan plus rapidement qu'elles ne peuvent se régénérer naturellement. La dégradation de la santé des océans est proportionnelle à la demande croissante des ressources qu'ils fournissent.

Les océans assurent l'alimentation de plus de trois milliards de personnes, absorbent 30% du dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère et 90% de la chaleur dégagée par le changement climatique. Nous devons nous en prendre soin.

Outre la pêche intensive, la pollution marine, la destruction de l'habitat, l'acidification des océans, le réchauffement de la température des océans et la fonte des glaces de mer nuisent à la biodiversité marine et à des écosystèmes entiers.

La moitié des récifs coralliens du monde ont déjà été perdus. Le réchauffement climatique provoque des cycles répétés de blanchissement des coraux. L'avenir des coraux (en anglais), terrains de reproduction de nombreuses espèces de poissons, est menacé.

Dans le monde entier, l'activité humaine compromet la durabilité à long terme de nos océans et de nos côtes. Situation qui à son tour, mine la durabilité sociale et économique.

ONU Environnement et ses partenaires encouragent la mise en place d'aires marines protégées efficaces et équitables afin de stabiliser les populations de poissons et le fonctionnement des écosystèmes, garantissant ainsi de nombreux avantages aux personnes et aux sociétés.

ONU Environnement aide les pays à gérer efficacement et équitablement les aires marines protégées en fournissant une expertise technique et un appui au renforcement des capacités.

« Les aires marines protégées contribuent à maintenir et à rétablir la santé des écosystèmes océaniques et côtiers », déclare Ole Vestergaard, océanographe à ONU Environnement.

« À long terme, l'utilisation durable de l'océan est notre meilleure option pour préserver l'abondance des ressources que nous en tirons - la récente Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030 devrait contribuer à donner une impulsion aux efforts de protection. »

Le nombre d'aires marines protégées désignées a augmenté de 25% au cours des 15 dernières années. Il existe actuellement 14 882 aires marines protégées couvrant 7,6% des océan du monde, soit près de trois fois plus que les États-Unis.

La dernière aire marine protégée annoncée se situe autour de l'île de l'Ascension, dans le sud de l'océan Atlantique. La zone de protection marine de la mer de Ross, qui fait à peu près la taille du Mexique et a été créée en 2016, est la plus grande d'entre elles.

Cependant, les recherches indiquent que de nombreuses aires marines protégées, en particulier les plus vastes, ne sont pas toujours efficaces et nécessitent une meilleure gouvernance. Certaines études indiquent que 40% des aires marines protégées connaissent des lacunes majeures, selon le rapport d'ONU Environnement, Frontières 2017.

Pour être plus efficaces, ces domaines doivent s'apeure sur une gouvernance forte qui favorise également un sens de la gérance et démontre les avantages sociaux, économiques et environnementaux pour les communautés d'utilisateurs.

Nouvelle directive d'ONU Environnement relative aux aires marines protégées

La gouvernance de ces zones est reconnue dans l'Objectif de développement durable 14 - vie aquatique, cible 14.5, ainsi que dans l'Objectif 11 d'Aichi pour la biodiversité, dont ONU Environnement est depuis longtemps un leader intellectuel sur le terrain.

ONU Environnement vient de lancer un guide pratique (en anglais) à l'intention des gouvernements, des planificateurs et des décideurs, afin d'appuyer une conception efficace et une gestion active des aires marines protégées.

Des études de cas et des exemples de meilleures pratiques ont été tirés de 34 aires marines protégées à travers le monde. Chaque aire marine protégée étant différente, une approche flexible est donc nécessaire.

Plutôt que d'affirmer que les zones de protection marines sont laissées de côté, les conclusions du guide plaident pour que ces zones soient considérées comme des moyens de promouvoir une utilisation intégrée et durable, conformément au programme de développement durable à l'horizon 2030.

Le programme des mers régionales d'ONU Environnement, lancé en 1974, vise à lutter contre la dégradation des océans et des zones côtières de la planète grâce à une approche des « mers partagées ».

À ce jour, plus de 143 pays ont adhéré à 18 conventions et plans d'action sur les mers régionales pour la gestion et l'utilisation durables du milieu marin et des zones côtières.

En outre, la campagne Océans Propres d'ONU Environnement (#OcéansPropres sur les médias sociaux) a été lancée en février 2017 dans le but de faire participer les gouvernements, le grand public et le secteur privé à la lutte contre la pollution marine en plastique. Jusqu'à présent, 60 pays ont rejoint la campagne.

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