Congo-Brazzaville: Lutte contre le SIDA - Michel Sidibé salue l'implication de la société civile

En séjour de travail en République démocratique du Congo (RDC) depuis le 31 mars, le directeur exécutif de l'Onusida a loué les efforts des organisations non gouvernementales dans le combat contre cette maladie, au cours d'une journée d'échange, le 2 avril, à Kinshasa avec les différents représentants de ces organisations.

La rencontre s'est déroulée dans la salle de conférence du Programme national multisectoriel de lutte contre le sida. Le directeur exécutif de l'Onusida s'est dit heureux de séjourner une fois de plus en RDC, tout en saluant l'apport des partenaires techniques et financiers, des associations de la société civile, impliqués dans la lutte contre le sida, particulièrement le sida pédiatrique. Michel Sidibé a fait savoir que la lutte contre cette maladie est arrivée à une étape décisive. « Nous sommes arrivés à un tournant très particulier, parce que le combat que nous allons mener dans le futur va nous exiger d'avoir un nouveau type de profil en tant que société civile, qui ne concernera plus que le sida seul mais voire aussi tous les autres éléments d'intégration, notamment la violence contre les jeunes filles, le cancer du col de l'utérus, la tuberculose qui peuvent devenir des éléments importants du nouveau discours de la société civile », a-t-il indiqué.

Dans ce combat, Michel Sidibé a fait savoir que ce n'est pas « la science qui pose problème dans la lutte aujourd'hui, mais plutôt la gestion et l'allocation des ressources, le problème d'approvisionnement et de distribution des médicaments qui relèvent de la transparence, de l'obligation de résultat et de rendre compte ».

Pour le patron de l'Onusida, la professionnalisation de la société civile est une question fondamentale et les gouvernements doivent comprendre qu'elle est un élément-clé de démocratisation de la société et non un ennemi. C'est, a-t-il dit, un groupe qui veille à garantir les politiques mises en œuvre par les gouvernants pour atteindre les objectifs escomptés, c'est-à-dire d'aller vers les plus démunis, les exclus pour qu'ils sentent la compassion. Ceci ne peut se faire qu'en créant le pont entre la société civile, le gouvernement et la population, a estimé Michel Sidibé.

Il a précisé que la lutte contre le sida prend en compte trois choses importantes, à savoir comprendre d'abord que cette maladie est encore présente et le combat pour son éradication doit se poursuivre; réaliser qu'il y a quinze millions de personnes qui n'ont pas accès aux médicaments dans le monde ; se rendre compte que le grand problème de la lutte en RDC, c'est la dépendance qui fait que les malades sont sous traitement grâce à des fonds qui viennent de l'extérieur. A cela, il faut ajouter la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le sida par la communauté.

Pour sa part, au nom des organisations de la société civile œuvrant dans la lutte contre le sida en RDC, Ange Mavula, président national de l'Ucop+, a épinglé les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Il a notamment fait allusion aux questions liées à la mobilisation des ressources, à la chaîne d'approvisionnement et de distribution des médicaments et la lutte contre la discrimination de la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH. Notons que toujours dans le cadre de son séjour à Kinshasa, Michel Sidibé a visité l'unité des maladies infectieuses de l'hôpital de Kalembelembe, réhabilitée par l'association La main sur le cœur.

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