3 Avril 2019

Sénégal: Les relations entre le secteur public et l'exploitation des ressources naturelles sont complexes, selon le FMI

Les relations entre le secteur public et l'exploitation des ressources naturelles sont complexes.Ce constat est du Fonds monétaire international (FMI) qui l'a souligné dans l'Évaluation de la transparence des finances publiques du Sénégal. Un document qui date de Janvier 2019.

Sous ce chapitre, le FMI souligne qu'outre les revenus issus de la fiscalité, ces industries contribuent également aux institutions de pension et de sécurité sociale (CSS et IPRES) ainsi qu'aux collectivités locales, par l'intermédiaire d'un fonds de péréquation, et au FONSIS.

Enfin, constate cette institution internationale, deux entreprises à participation publique majoritaire, Petrosen et Miferso, et plusieurs entreprises à participation publique minoritaire interviennent également dans la promotion et l'exploitation des ressources en hydrocarbure et minières respectivement.

Absences de statistiques sur les réserves en ressources naturelles et leur valorisation

Dans son diagnostic de la transparence des finances publiques sénégalaises, le FMI a aussi relevé que les autorités du pays ne publient pas de statistiques sur leurs réserves en ressources naturelles et leur valorisation.

D'après lui, il n'existe pas aujourd'hui de prise en compte dans les statistiques publiques ou dans la comptabilité de l'État des réserves en ressources naturelles et de leur utilisation et valorisation sur les moyens et long termes.

A l'en croire, des estimations partielles, sur des gisements déterminés, sont présentées dans le rapport de conciliation de l'ITIE44.

Néanmoins, souligne-t-il, la valorisation de ces réserves, selon différents scénarios de prix et d'extraction, est absente.

La même source de relever qu'au Sénégal, la documentation budgétaire n'inclut aucune précision sur les revenus provenant des ressources naturelles exploitées malgré une contribution notable.

En particulier, poursuit-t-elle, les revenus provenant du secteur extractif ne sont pas distingués dans les comptes de l'État.

D'après le Fonds, le Tableau des opérations financières et économique (TOFE) et les documents budgétaires publiés par le Sénégal n'incluent pas une nomenclature spécifique au secteur extractif.

A cela, il ajoute que la contribution des revenus du secteur extractif au budget de l'État tels qu'ils ressortent du rapport de conciliation ITIE s'établit à 105,9 milliards FCFA en 2016, soit 4,6 % des recettes et dons.

Ce qui lui fait dire que le secteur minier reste le premier contributeur au revenu extractif rentrant dans le budget de l'État avec un total de 99,2 milliards FCFA soit 94 % des recettes budgétaires provenant du secteur extractif suivi du secteur pétrolier avec une contribution totale de 6,7 milliards FCFA.

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