4 Avril 2019

Burkina Faso: Situation nationale - Les acteurs politiques à la recherche d'un consensus

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré successivement des délégations du Chef de file de l'opposition politique (CFOP) et de l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), le jeudi 4 avril 2019 à Kosyam.

Le rendez-vous annoncé par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, en début de semaine, a bien eu lieu.

Des délégations du Chef de file de l'opposition politique (CFOP) et de l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) ont été reçues successivement au palais présidentiel de Kosyam, le jeudi 4 avril 2019, dans le cadre du dialogue politique.

Selon le chef de délégation du CFOP, Zéphirin Diabré, le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré entend mettre en discussion « les points restés en suspens à l'issue des discussions antérieures».

Le porte-parole de l'APMP, Clément Sawadogo a, quant à lui, évoqué la mise en œuvre du référendum constitutionnel ainsi que l'organisation des prochaines élections sur lesquelles le président du Faso «souhaite obtenir un consensus de l'ensemble des acteurs politiques».

Il a précisé que «l'essentiel des dispositions législatives en la matière ont déjà été adoptées», mais que le chef de l'Etat a souhaité que certaines questions soient davantage affinées. L'opposition politique s'est félicitée de cette démarche et du fait que ces questions aient été ramenées à l'ordre du jour.

Elle a aussi apprécié l'initiative du chef de l'Etat qui permet d'ouvrir des concertations sur des sujets d'intérêt national (défi sécuritaire, réconciliation nationale). « Notre pays traverse des difficultés.

Pour les affronter, il est bon que l'ensemble de la classe politique puisse, de manière consensuelle, identifier les problèmes et s'asseoir pour en discuter », a-t-il soutenu.

Les rencontres de ce jour ont servi à poser les bases des échanges et des concertations de fond pour les jours à venir. Les prochains rendez-vous pourraient se tenir d'ici à la fin du mois d'avril, selon certaines sources.

Quelques jours plus tôt, l'opposition politique, se prononçant dans la perspective de ces rencontres, avait laissé entendre qu'elle ne souhaiterait pas s'engager dans ce qu'elle a appelé «de la manipulation politicienne», c'est-à-dire, un «dialogue de façade».

La presse n'a cependant pas pu requérir l'avis du porte-parole de l'opposition à l'issue de cette première rencontre avec le président du Faso, le CFOP ne s'étant pas prêtée à ces questions.

Toutefois, Zéphirin Diabré et Clément Sawadogo ont tous deux exprimé leurs compassions aux familles endeuillées par des événements survenus au cours de la semaine dans les communes rurales de Zoaga et d'Arbinda.

«A ce niveau, il y a une responsabilité collective de nous tous et une responsabilité particulière du gouvernement. Nous voulons l'exhorter à faire en sorte que l'Etat de droit prévale dans cette situation.

S'il y a des comportements répréhensibles, il faut qu'ils soient fermement punis par la loi. C'est ainsi qu'on aura la chance de ne pas voir cela se répéter», a, pour sa part, commenté M. Diabré.

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