Tunisie: Sous la menace de la privatisation

6 Avril 2019

Le feu vert n'a pas encore été donné pour la création de cette université, mais la décision risque d'être prise dans les mois à venir, souligne-t-il.

En effet, un ancien doyen de la faculté de Médecine dentaire de Monastir compte créer cette institution privée avec le concours d'autres personnes relevant de ce domaine, dont un fournisseur bien connu.

Une première dans les annales de la médecine dentaire en Tunisie depuis l'indépendance qui risque de tout chambarder et de menacer l'existence de cette prestigieuse institution universitaire qui a ouvert ses portes en 1975 et qui compte aujourd'hui 1.546 étudiants.

Plusieurs difficultés

Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ne s'est pas encore concerté avec le Cnomd. Toutefois, le Dr Salah Ghozi nous a déjà fait part de son refus à l'égard de ce projet qui risque d'approfondir encore plus la crise du secteur des médecins dentistes.

Un secteur saturé et qui se heurte à plusieurs difficultés, dont notamment le chômage des diplômés et la flambée des prix des équipements dentaires.

Plus de mille dentistes inscrits au tableau du Conseil de l'ordre se trouvent aujourd'hui sans travail et bien d'autres jeunes dentistes ont été obligés à mettre la clé sous la porte et fermer leurs cabinets en raison des difficultés financières.

Un autre coup dur qui risque de sonner le glas de l'université publique. Mais ses fervents défenseurs ne désespèrent pas et comptent s'ériger contre cette privatisation galopante en dépit des voix qui s'élèvent contre la diabolisation de la privatisation des institutions universitaires. La création de facultés privées de médecine ou d'ingénierie est bénéfique pour l'Etat dans la mesure où des étudiants étrangers pourront accéder à ces institutions et s'installer en Tunisie, ce qui est d'un grand atout pour l'économie du pays, selon les argumentations des partisans de la privatisation.

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