6 Avril 2019

Sénégal: SAES diagnostique les universités publiques - Le mal en 4 points

Les indications données par le Syndicat autonome de l'Enseignement supérieur (Saes) sur les universités publiques ont pris une allure inquiétante. En Conférence nationale des sections tenue le samedi 30 mars 2019 au Cap Skirring, le Saes étale les souffrances des universités : l'insuffisance d'enseignement et de recherche, l'inexistence ou l'obsolescence des textes sur la gouvernance des universités, la violation récurrente sur l'orientation et à l'inscription des bacheliers dans les établissements publics d'enseignement supérieur et les irrégularités manifestes dans le paiement des sommes dues aux collègues à la retraite au titre de ce fonds de solidarité..

Le Syndicat autonome de l'Enseignement supérieur (Saes) a encore déployé ses jumelles spectrales pour passer en revue la situation des universités publiques du Sénégal. En Conférence nationale des sections tenue le samedi 30 mars 2019 au Cap Skirring, le Saes fait état de problèmes d'infrastructures accentués par l'arrêt des constructions dans les universités, la violation récurrente par le ministère de l'Enseignement supérieur du décret n°2016-1805 relatif à l'orientation et à l'inscription des bacheliers dans les établissements publics d'enseignement supérieur.

En constatant les irrégularités manifestes dans le paiement des sommes dues aux collègues à la retraite au titre de ce fonds de solidarité, le Saes pointe du doigt la responsabilité des Recteurs qui refusent de verser régulièrement leurs cotisations. Sur le plan pédagogique et environnemental, les secrétaires généraux des sections déplorent l'absence de moyens dédiés à la recherche, l'insuffisance du personnel d'enseignement et de recherche en deçà des normes de l'UNESCO, sans oublier les problèmes de bureaux, d'hygiène, d'éclairage public, et l'absence de toilettes pour les étudiants et pour les personnels des universités. Lors des travaux en conférence, le Saes a abordé la question relative à la gouvernance des universités pour signaler l'inexistence ou l'obsolescence des textes sur la gouvernance des universités au regard de la loi cadre n°2015-26 relative aux universités publiques. Le Saes s'indigne de la « violation récurrente par le Ministère en charge de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation du décret n°2016-1805 relatif à l'orientation et à l'inscription des bacheliers dans les établissements publics d'enseignement supérieur ».

Dans le même sillage de la gouvernance, le Saes signale les manquements notés dans l'exécution des contrats de performance, les problèmes sur le foncier des Universités et les disparités et incohérences dans la grille indemnitaire des personnels des universités. Réaffirmant son attachement ferme aux franchises universitaires et aux libertés académiques, les coordonnateurs des différents campus sont aussi revenus sur la gestion du fonds de solidarité sociale. Malgré l'augmentation de la charge statutaire de travail, le Saes regrette une irrégularité manifeste dans le paiement des sommes dues aux collègues à la retraite au titre de ce fonds de solidarité. Le syndicat signale que toute perturbation qui surviendra dans le sous-secteur de l'enseignement supérieur sera de la responsabilité exclusive, entre autres, des Recteurs qui refusent de verser régulièrement leurs cotisations et des ministères concernés. En perspective, le Saes reste ouvert à un dialogue national qui prendra en compte l'unité nationale et la cohésion sociale, une éducation publique d'équité et de qualité fondée sur nos valeurs culturelles et sociales et un enseignement supérieur public de qualité orienté vers la recherche et la résolution des problèmes de développement de notre pays.

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