7 Avril 2019

Burkina Faso: Recentrer le débat

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré le chef de file de l'opposition politique, Zéphirin Diabré, le jeudi 4 avril 2019, au palais présidentiel. Des émissaires des partis de la majorité présidentielle y ont été également reçus par le chef de l'Etat dans le cadre de ces rencontres préparatoires aux concertations politiques annoncées.

Ces échanges sont une volonté du président Kaboré de renforcer le dialogue au moment où le pays traverse des difficultés sans précédent, marquées par la guerre contre la nébuleuse terroriste et les affrontements intercommunautaires. Du reste, le chef de file de l'opposition les a reconnues à travers son diagnostic : «Notre pays traverse des difficultés et pour affronter ces problèmes, il est bon que toute la classe politique puisse, de manière consensuelle, les identifier et s'asseoir pour en discuter», a indiqué Zéphirin Diabré.

A l'heure où toutes les attentions sont orientées vers d'importants évènements politiques tels que les élections de 2020, le référendum constitutionnel, la justice, les droits humains, le vote de la diaspora, la mise en œuvre consensuelle des conclusions de la Conférence nationale sur les systèmes de rémunération des agents publics, la consolidation de l'Etat de droit... il est grand temps de recentrer le débat politique plutôt sur ce qui unit, rassemble, engage l'ensemble des Burkinabè sur les chantiers communs.

Avec au premier chef, la lutte contre l'hydre terroriste. Cette lutte sera commune, avec la victoire finale, ou ne le sera pas. Et le dialogue politique annoncé avant la fin de ce mois d'avril achèvera de convaincre l'opinion des bonnes dispositions affichées lors des rencontres préparatoires.

C'est en effet, «une grande inspiration démocratique» pour les principaux animateurs de la vie politique de se retrouver autour d'une même table, afin que «la complicité républicaine» soit consolidée. Il pourrait donc s'agir de passer de la polémique stérile aux propositions concrètes, en évitant les "paroles d'évangile ", c'est-à-dire les propositions maximalistes de part et d'autre.

Le but ultime de ce dialogue étant la recherche désintéressée de la cohésion et du consensus au profit du bien commun. C'est le lieu de louer le sens de l'Etat et du consensus du président du Faso qui, plus que jamais, est désireux de rassembler tout le monde pour bâtir le Faso. «Mon engagement pour la réconciliation nationale reste intact et doit être fondé sur une exigence de vérité et de justice.

C'est en se soumettant humblement et courageusement à cette démarche pour préserver l'essentiel que nous pourrons aborder l'avenir avec encore plus d'optimisme», affirmait-il le 11 décembre dernier à l'occasion de la célébration du 59e anniversaire de l'indépendance du Burkina Faso. Vivement que ce débat politique débouche sur les états généraux de la nation avec tous les corps constitués et les forces morales.

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