8 Avril 2019

Sénégal: Suppression annoncée du poste de premier ministre - Doudou Wade étale son inquiétude

L'ancien président du groupe parlementaire des Libéraux et démocrates a exprimé hier, dimanche 7 avril, son inquiétude face à la décision du président de la République de supprimer le poste de Premier ministre. Invité de l'émission Objection de la radio Sudfm (privée).

Doudou Wade accuse en effet le président Macky Sall de vouloir transformer le Sénégal en une monarchie républicaine dans laquelle lui-même deviendrait un monarque en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains.

La suppression prochaine du poste de Premier ministre au Sénégal annoncée par le président Macky Sall, samedi dernier, dans la foulée de la reconduction de Mahammed Boun Abdallah Dionne à ce poste continue de susciter des réactions. Invité de l'émission Objection de la radio Sudfm (privée) hier, dimanche 7 avril, l'ancien président du groupe parlementaire du Pds, Doudou Wade, s'est dit surpris et inquiet face à cette décision du chef de l'Etat.

Face à notre confrère El Hadj Malick Ndiaye, Doudou Wade a estimé que l'argument de la politique du «mieux d'Etat pour rapprocher l'administration des administrés» évoqué par le président Sall pour justifier sa décision de supprimer le poste de chef de gouvernement ne tient pas. Poursuivant son propos, le responsable du Parti démocratique sénégalais (Pds) accuse le président Macky Sall de vouloir transformer le Sénégal en une monarchie républicaine dans laquelle lui-même deviendrait un monarque en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains et serait assisté par un duo composé du Secrétaire général de la présidence de la République et du Secrétaire général du gouvernement.

«Avec cette mesure, nous allons vers un président de la République hyper-puissant. Nous allons avoir un président de la République qui aura tous les pouvoirs sans les partager avec qui que ce soit. Dans cette situation, les ministres deviennent de simples assistants du président de la République. Autrement dit, ils (les ministres) seront des gens qui ne décident de rien, le président va donner les instructions et ils vont se contenter simplement de suivre ces instructions», a indiqué Doudou Wade qui déplore également la disparition avec cette réforme de la responsabilité que le Premier ministre avait devant l'Assemblée. «Le président de la République devient le responsable qui détermine la politique de la nation et qui l'a conduit.

Dans ce cas, ni l'Assemblée nationale ni le peuple n'aura pas un contre-pouvoir envers lui parce qu'il n'y a pas possibilité de faire appel à l'irresponsabilité du président de la République en cas de non application de sa politique». Abordant la question de l'appel au dialogue national du chef de l'Etat, Doudou Wade a souligné que le dialogue est un élément consubstantiel à la démocratie, non sans affirmer que le Pds est dans l'attente des précisions sur la tenue de ces concertations avant de se prononcer.

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