8 Avril 2019

Burkina Faso: Bagrépôle - La directrice générale de la BAD/Afrique de l'Ouest visite des réalisations

La Directrice générale de la Banque africaine de développement pour l'Afrique de l'Ouest, Marie-Laure Akin-Olugbade, a séjourné, le mardi 2 avril 2019, à Bagrépôle dans province du Boulgou.

La Banque africaine de développement (BAD) intervient dans le Projet pôle de croissance de Bagré (PPCB), avec un financement de plus de 56 milliards FCFA.

Ce montant est destiné à financer le projet d'aménagements structurants et de périmètres irrigués sur la Rive droite (RD) du Nakanbé, et l'aval du barrage de Bagré ainsi que la réalisation de bien d'autres infrastructures.

En visite au Burkina Faso du 1er au 5 avril 2019, la Directrice générale (DG) de la BAD pour l'Afrique de l'Ouest, Marie-Laure Akin-Olugbadé a visité un certain nombre de réalisations.

Accompagnée pour la circonstance par une équipe de Bagrépôle dirigée par le Secrétaire général, Nicolas Kobiané, la DG de la BAD pour l'Afrique de l'Ouest a visité successivement le barrage hydroélectrique, le village de Guirmogho où sont installées les Personnes affectées par le projet (PAP), l'école et des infrastructures socioéconomiques.

La délégation de la BAD a également pu constater divers travaux en cours, notamment le canal primaire en construction, des terres emblavées, plusieurs ouvrages en cours de réalisation. Sur ce point, selon les explications des techniciens de Bagrépole, le taux d'exécution des travaux est estimé à 85%.

Par ailleurs, il est prévu la réalisation de canaux secondaires et tertiaires pour convoyer l'eau du barrage jusque dans les plaines. Mais le constat a été fait que les travaux sont en arrêt à cause de la défaillance des entreprises en charge des travaux.

La Directrice a toutefois été rassurée que les marchés ont été résiliés et de nouveaux appels d'offres sont lancés pour le recrutement de nouvelles entreprises.

L'équipe de Bagrépôle s'est aussi prêtée aux questions de la délégation de la BAD sur la gestion du barrage, l'exploitation des terres, la cohabitation entre petits exploitants et agrobusiness.

Des perspectives heureuses

Sur ces points, les techniciens ont également expliqué à la mission de la BAD que le fonctionnement des exploitations se fera selon le modèle des pôles de croissance. La viabilité étant au cœur du système, toutes les chaînes de la production seront prises en compte, ont-ils soutenu.

La 3e étape de la visite a été le village de Guirmogho, créé pour accueillir les PAP d'aménagements des 2194 hectares. «Bagrépôle est un projet qui est très important pour nous parce qu'il est multisectoriel.

Nous avons eu l'occasion de visiter le barrage tout à l'heure, ainsi que la centrale électrique d'une production de 16 mégawatts. Nous avons vu toutes les opportunités et tous les investissements qui sont en train d'être mis en œuvre pour exploiter l'immense potentiel dont le pays dispose en matière agricole.

Je suis particulièrement heureuse de terminer la visite par des échanges directs avec les élèves de l'Institut de formation en développement rural (IFODER). Nous voyons une jeunesse, y compris des jeunes filles qui s'intéressent à la terre», a déclaré Marie-Laure Akin-Olugbadé, à la fin de la visite.

Elle a en outre confié que les perspectives sont heureuses parce que les autorités sont à pied d'œuvre pour relever les défis auxquelles elles sont confrontées et surtout exploiter toutes les opportunités qui leur sont offertes.

Ces opportunités, selon elle, touchent le domaine agricole, l'électricité, notamment en termes d'énergie solaire et surtout dans la transformation et l'industrialisation du pays, à travers des projets tels le coton et le textile.

Pour elle et son institution, l'agriculture, c'est l'avenir du continent, donc il n'y a pas de raison que ce continent ne puisse pas nourrir le reste du monde.

«Nous commençons à développer un portefeuille dans le domaine de l'agriculture où il y a énormément de potentialités et également dans le domaine de l'énergie.

Pour les années à venir, dans le cadre de la mise en œuvre du programme de la BAD au Burkina Faso, nous avons un portefeuille qui devrait grossir d'une quarantaine de milliards par an» a-t-elle conclu.

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