8 Avril 2019

Afrique Centrale: Gicam-Apeccam - On parle réglementation des changes

La nouvelle donne en vigueur dans la Cemac au cœur d'un échange le 4 avril dernier à Douala.

«Comprendre la nouvelle réglementation des changes dans la Cemac ». C'est autour de ce thème que s'est tenue, ce jeudi 4 avril à Douala, une rencontre entre l'Apeccam (Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun) et le Gicam. Ladite réglementation a été adoptée par le comité ministériel de l'Union monétaire de l'Afrique centrale au cours de sa session ordinaire du 21 décembre 2018, et est entrée en vigueur le 1er mars 2019 - bien que les agents économiques et les intermédiaires agréés disposent d'un délai de six mois à partir de sa date d'entrée en vigueur pour se conformer à ses dispositions.

L'échange de jeudi dernier se tenait dans un contexte où, d'après le secteur privé, des plaintes récurrentes sont émises par des chefs d'entreprises, voire des ménages, suite aux retards observés sur leurs opérations de transferts et la rareté des devises. Avec son corollaire sur le coût spéculatif des transactions sur le marché. Rareté des devises. L'expression a été lâchée, et semble être le nœud de l'affaire, source de nombreux griefs. « Pour 71% des patrons membres du Gicam, l'accès aux devises est une préoccupation majeure », dira Célestin Tawamba, le président de ce mouvement patronal en ouverture de rencontre.

Il ajoutera que les opérateurs économiques font face aujourd'hui à « des propositions indécentes de certaines banques » aux taux d'intérêt pratiquement usuraires, avec, en filigrane, le risque grandissant que se crée un marché parallèle de devises. Au final, M. Tawamba a souhaité des opérations de transferts dont les coûts soient compatibles aux exigences de compétitivité. Alphonse Nafack, président de l'Apeccam, n'a pas contesté le tableau peint par le secteur privé, mais s'est attelé à l'expliquer.

Le sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Cemac sur la situation économique et monétaire de la zone tenu en décembre 2016 à Yaoundé a débouché sur des orientations données à la Beac. Entre autres mesures : le relèvement du taux directeur de la banque centrale ; la restriction du refinancement bancaire avec des titres d'Etat en garantie ; la modernisation du dispositif de gestion des liquidités ; le renforcement de la su pervision bancaire... « La mise en œuvre de toutes ces diligences pour le redressement de l'économie et la reconstitution des réserves de change de la zone ont (... ) eu un impact considérable sur le traitement des opérations », a indiqué Alphonse Nafack.

De fait, elle a nécessité, au niveau des banques, des réajustements en interne pour s'accommoder aux nouvelles exigences de la Beac. « Le corollaire de ces actions a été l'imbroglio ambiant qui a caractérisé la relation clients-banques-Beac. Tout ceci matérialisé à travers l'incrimination accrue des banques commerciales, taxées de goulot d'étranglement des dysfonctionnements ob servés dans le traitement des ordres de transferts internationaux », a ajouté le président de l'Apeccam.

D'où la démarche engagée par l'association en direction de la Beac, en vue de trouver des solutions. Dieudonné Evou Mekou, vice-gouverneur de la Beac, tout en reconnaissant que la question de la disponibilité des devises est une « problématique lancinante », s'est voulu rassurant.

« La nouvelle réglementation est beaucoup plus allégée (... ) La Communauté a pensé au développement de nos économies. Il ne s'agit pas de complexifier les choses pour nos opérateurs économiques, mais de les fluidifier».

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