Afrique: Frais d'inscription - Les étudiants africains pourraient se retrouver dans une situation irrégulière (responsable)

Photo: Wikipedia
Palais universitaire de Strasbourg

Dakar — Le directeur des bourses, Dr Lassana Konaté, a mis en garde contre le risque de voir beaucoup d'étudiants africains se retrouver dans une situation irrégulière en France, en cas d'application de la hausse des frais d'inscription dans les universités de ce pays.

"[... ] Je n'anticipe pas mais cette hausse des frais d'inscription aura un impact considérable. [... ] On va vers une multiplication par 15 voire 16 des frais d'inscription. [... ] Quelqu'un qui part en France sur la base des anciens tarifs, quand on les multiplie par 15 brusquement, il est certain que cela cause beaucoup de difficultés", a-t-il averti dans un entretien accordé au Soleil.

Il a précisé que "la conséquence immédiate de cette mesure, c'est que beaucoup d'étudiants qui étaient en situation régulière risquent de se retrouver dans une situation irrégulière".

Le directeur des bourses explique qu'ils pourraient en effet être dans l'incapacité de "payer leurs factures, étudier et vivre en France", estimant par conséquent que "c'est beaucoup de difficultés qui se pointent pour les étudiants concernés".

Dr Lassane Konaté n'en reconnaît pas moins que "la France est dans son droit". "C'est une mesure souveraine", a-t-il concédé, répétant qu'elle "va impacter les étudiants non européens, surtout les étudiants africains".

Le 19 novembre dernier, le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé la nouvelle stratégie du gouvernement français pour renforcer l'attractivité des universités françaises pour les étudiants étrangers. Il s'agit d'un ensemble de mesures intitulées "Bienvenue en France", mettant l'accent sur l'amélioration de l'accueil et de la formation.

Le gouvernement français veut en effet passer de 324 000 étudiants à 500 000 étudiants étrangers en France à l'horizon 2027.

L'une de ces mesures consiste en la mise en place de frais d'inscription différenciés pour les étudiants non-européens. A partir de 2019, ces derniers devront payer 2 770 euros au lieu de 170 euros pour une année de licence et 3 770 euros à la place de 243 euros pour un master.

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