10 Avril 2019

Congo-Brazzaville: Les hydrologues réfléchissent sur les problèmes d'accès à l'eau

Les spécialistes du comité national du Programme hydraulique international (PHI-Congo) sont en atelier pour réfléchir sur des mécanismes de valorisation des ressources en eau dont l'accès s'avère parfois difficile pour la population à travers le pays.

La production nationale en eau potable et l'état des infrastructures, l'avis de la population sur la consommation de l'eau et de l'électricité, la production nationale en hydro-électricité et l'inventaire sur les ressources en eau au Congo sont les principales problématiques qui feront l'objet des échanges le long de l'atelier qui sera ouvert à Brazzaville, le 10 avril, sur la maîtrise des données hydrologiques pour une meilleure valorisation des ressources en eau dans le pays.

Selon le président du comité PHI-Congo, le Pr Clobite Bouka Biona, la structure qu'il dirige doit œuvrer pour que le pays dispose d'un réseau hydrométrique qui couvre l'ensemble du territoire national avec des stations de mesures modernes et automatiques.

Il a, par ailleurs, fait observer qu'une grande utilisation de l'eau du fait de l'accroissement de la population citadine et urbaine amènera à utiliser les eaux des nappes souterraines et des eaux de surfaces. « Les mesures au niveau des forages à Pointe-Noire semblent montrer une augmentation du niveau de sodium dans les eaux de ses puits et risquent de les rendre, à terme, impropres à la consommation », a déclaré le président du comité PHI-Congo. Il est donc nécessaire de prendre des mesures pour quantifier, modéliser les phénomènes et les risques, dimensionner les ouvrages publics.

Le Pr Clobite Bouka Biona a également expliqué que plusieurs facteurs font de sorte que l'accès à l'eau potable soit difficile pour la population : l'éloignement des lieux de résidence des centres de distribution, l'assainissement, l'insuffisance d'infrastructures d'adduction d'eau dans les villes et leur absence dans les villages, les conflits, les effets du changement climatiques... L'eau, a-t-il dit, est à préserver de sorte que la population l'est à sa portée. « Nous allons accompagner le gouvernement dans la réalisation des forages adaptés et durables », a fait savoir le président du comité PHI-Congo.

Prenant la parole au nom de l'Unesco, partenaire stratégique du comité, Richard Bouka a expliqué que la structure onusienne a un grand programme sur les questions de sécurité de l'eau dans le cadre du programme hydrologique international. L'Unesco travaille de concert avec le ministère de la Recherche scientifique et de l'innovation technologique pour créer une synergie autour de la problématique de l'eau. « Nous aiderons le ministère à renforcer ses capacités de façon que les questions de l'eau soient mieux traitées », a souligné le représentant de l'agence onusienne à l'ouverture des travaux de cet atelier.

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