Centrafrique: Retour de la langue russe dans le programme d'enseignement

Le lycée Barthelemy-Boganda a été choisi comme établissement pilote, avant d'étendre l'initiative dans toutes les écoles du pays. Le programme russe a été suspendu depuis la chute de l'empereur Jean-Bedel Bokassa.

L'un des responsables de la coopération russo-centrafricaine, Alexander Pokkhof, a effectué récemment une descente au sein du Lycée Barthelemy-Boganda, pour un premier contact avec les élèves de Bangui. Le professeur d'histoire contemporaine de la Russie a expliqué le bien-fondé de l'enseignement du russe et du rapprochement des deux cultures.

« La langue russe fait partie des meilleures langues qui existent au monde, donc c'est très important de l'enseigner aux élèves. Nous constatons que la population centrafricaine estime beaucoup la Russie et pour connaître davantage ce pays, l'idéal passe d'abord par l'apprentissage de cette langue. C'est de cette manière que nous puissions nous comprendre les uns et les autres sans les pesanteurs d'interprétation », a indiqué Alexander Pokkhof, rapporte le Rjdh.

La prochaine étape, poursuit la même source, consistera à étendre le programme dans les provinces du pays, après un accord avec les autorités centrafricaines. Des enseignants russes sont attendus à Bangui dans les mois à venir, assure l'intervenant.

« Dans les jours à venir, nous irons voir le président de la République, ensuite le Premier ministre, enfin le ministre de l'Education nationale, afin d'entamer les procédures d'instauration de la langue russe dans le programme scolaire et universitaire », a-t-il dit.

Le retour de l'enseignement du russe dans le programme scolaire en Centrafrique s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et des liens entre les deux pays.

Les jeunes élèves saluent l'initiative, à l'instar d'Angelo Gazambetti, en classe de troisième, qui prononce pour la première fois des mots en russe. « Le professeur russe a dit que bientôt son pays va nous octroyer des bourses d'études en augmentant les quotas, qui existent déjà. Je suis vraiment content d'apprendre cette langue, aujourd'hui si je suis en face d'un Russe et qu'il me dit kak gela (Comment ça va), je répondrai khorosho (ça va bien) ou encore spasibo qui veut dire merci », a confié cet adolescent au Rjdh.

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