11 Avril 2019

Congo-Brazzaville: Cinéma - Sébastien Kamba honoré à Pointe-Noire

De retour du Burkina Faso où il a représenté le Congo au 50e anniversaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le cinéaste a reçu un hommage mérité dans la ville océane, au cours de deux soirées ponctuées par des projections de ses films sur l'initiative de l'Institut français du Congo (IFC).

La retrospective sur Sébastien Kamba a commencé le 9 avril à l'IFC et a pris fin le lendemain au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard à Mpita. Les projections de films ont été suivies d'échange avec le public. Un feed-back qui a édifié plus d'un cinéphile.

Près de dix films courts et longs métrages, documentaires ont été projetés pour le plus grand bonheur du public jeune et adulte présent.

Sébastien Kamba qui a représenté le Congo à Ouagadougou, a fait un triomphe au pays des hommes intègres. En effet, le film "Kaka yo", produit en 1966, avait été projeté lors de la première édition du Fespaco, en 1969, à l'époque Semaine du cinéma africain. Son témoignage sur le cinéma congolais, sa passion pour cet art mais aussi ses méthodes de travail ont séduit l'auditoire, heureux d'avoir en face l'un des pionniers du cinéma africain.

Selon Sébastien Kamba, le cinéma congolais a plein de vitalité avec la nouvelle vague des cinéastes qui a l'avantage de pouvoir encore bénéficier des conseils des anciens. Au nombre des films projetés à Pointe-Noire, figurent "Convergences", "La Rançon d'une alliance3 en 1973 , une adaptation du roman de Jean Malonga, " La légende de Mpfumu Ma Mazono", "Ngolo le céramiste", "Madame Ibouna", "La femme albinos", "Kaka yo".

Sébastien Kamba est né le 25 décembre 1941 au Congo. Il est l'un des plus importants cinéastes du pays dans les premiers temps après l'indépendance. Il a étudié à l'Office de coopération radiophonique français et effectué un stage de télévision à Paris. Il a réalisé plusieurs autres courts métrages au cours des années suivantes, en coopération avec de nombreux cinéastes, principalement français, bénéficiant de soutiens financiers français. En 1974, il réalise le premier long métrage de cinéma congolais, "La rançon d'une alliance". En 1992, il publie en France un ouvrage consacré au cinéma congolais : "Production cinématographique et parti unique".

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