15 Avril 2019

Visite de la Secrétaire Exécutive de la CEA, Vera Songwe, au Cameroun

Yaoundé - Cameroun — La Secrétaire Exécutive de la Commission Économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), MmeVera Songwe, effectuera une visite officielle en République du Cameroun du 17 au 19 avril 2019.

Cette visite lui permettrait de renforcer les relations de coopération de la Commission avec le Cameroun particulièrement en appui à ses efforts en faveur du développement inclusif et durable, de la transformation structurelle, de la diversification économique, de l'intégration régionale et du commerce ainsi que de l'économie numérique.

Pendant son séjour de 72 heures, Mme Vera Songwe, qui est aussi originaire du Cameroun tiendra des discussions avec plusieurs autorités camerounaises et fera une communication sur la Zone de Libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l'Economie numérique à l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC).

Elle devrait également prononcer un discours devant les principaux décideurs politiques du Cameroun convoqués par la CEA à un Forum National de sensibilisation et d'information sur la mise en œuvre de ZLECAf qui deviendra bientôt opérationnelle suite à sa ratification par 22 États membres africains.

La première visite officielle de MmeVera Songwe au Cameroun en tant que Secrétaire Exécutive de la CEA arrive à point nommé eu égard au fait que le Cameroun s'engage sur des trajectoires de développement qui sont au centre du conseil stratégique actuel de la CEA sur la politique de développement à l'endroit des États membres africains.

Par exemple, le Cameroun s'est engagé dans des stratégies et plans visant l'atteinte de l'émergence dans 20 ans à travers la transformation structurelle, le développement infrastructurel, l'industrialisation, la numérisation, le commerce et un nouveau cadre de gestion budgétaire et de la dette publique (Cadre avec des institutions financières internationales).

Ayant pris part aux travaux de la 52eme session de la CEA (tenue du 20 au 26 mars 2019 à Marrakech, au Maroc) où elle a laissé entendre que « l'Afrique peut mobiliser les 680 milliards de Dollars par an nécessaires à la réalisation des ODD en une décennie » en adoptant des politiques budgétaires adéquates, en imposant des taxes aux secteurs difficiles à atteindre, en tirant parti de la numérisation des programmes, instruments et pratiques de développement, Mme Songwe pourrait focaliser ce message sur le contexte de l'Afrique Centrale et du Cameroun durant sa visite.

A Marrakech, elle a particulièrement relevé que « les pays africains ont le potentiel d'accroître les recettes publiques de 12 à 20 pour cent du PIB » s'ils tirent profit des recommandations faites dans le Rapport Économique sur l'Afrique 2019, récemment publié par la CEA sur le thème «La Politique Budgétaire au service du financement du développement Durable en Afrique » [Télécharger une copie ici : http://bit.ly/uneca-era2019-FR].

La Secrétaire Exécutive de la CEA considère l'intégration régionale et l'économie numérique comme des catalyseurs du développement durable particulièrement dans la sous-région d'Afrique Centrale riche en ressources, qui, malheureusement affiche les plus faibles performances dans ces secteurs comparée à d'autres sous-régions d'Afrique.

Tenez l'exemple du commerce intra-régional, où la sous-région Afrique Centrale, à laquelle appartient le Cameroun, affiche le faible taux de 3% contre la moyenne africaine de 17%.

Actuellement, des opportunités de changer cette situation se présentement fortement avec la concrétisation de la ZLECAf, que le Cameroun a signé le 21 mars 2018 à Kigali.

Avec sa dynamique visant à s'engager dans la diversification vertical de son économie en mettant l'accent sur valeur ajoutée, le Cameroun serait bien placé pour gravir la chaine de valeur continentale et profiter d'un marché prêt de 1,2 milliards de personnes (2,5 milliards d'ici 2035) et d'un portefeuille collectif de 2,5 trillions de Dollars américains (qui, selon les analystes, atteint bientôt 3 trillons de Dollars américains et doublera d'ici 2050).

Les enjeux sont suffisamment élevés pour que le pays daigne prendre une part des 300 mille emplois directs et plus de 2 millions d'emplois indirects que la ZLECA devrait générer dans le court terme.

En attendant, le moment n'a jamais été aussi opportun pour faire valoir au Cameroun et ses pairs d'Afrique Centrale, les avantages qu'il y a à passer rapidement à une économie numérique prospère afin de propulser la productivité, la gouvernance, la croissance, la performance budgétaire et le commerce.

Comme l'a récemment relevé Mme Songwe, l'économie numérique mondiale est estimée à plus de 11.5 trillions de Dollars (15.5 pour cent du PIB mondial) et devrait dépasser 23 trillions (environs 25 pour cent du PIB mondial) d'ici 2025, tandis que l'Afrique connait une montée des centres d'innovation numérique.

Le Cameroun dispose de ses propres centres d'innovation tels que la Silicon Mountain à Buéa, et sa Silicon River prochaine à Yaoundé que le pays veut utiliser pour multiplier par 50 les emplois dans le secteur des TIC d'ici 2020.

Ces éléments donneront matière à débats et conversations intéressants durant le séjour de la Secrétaire Exécutive au pays.

Mme Songwe rencontrera également les membres de l'équipe pays des Nations Unies du Cameroun avec qui elle aura des échanges au sujet des reformes du Secrétaire Général des Nation Unies lancées en 2017 dans l'optique de permettre à l'organisation d'assumer les missions qui lui sont assignées dans un environnement mondial en pleine mutation.

Ces reformes mettent l'emphase sur la nécessité d'établir systématiquement un lien entre le développement, la paix et la sécurité et les défis humanitaires auxquels est confronté le monde, dans la réponse des Nations Unies aux besoins des pays membres.

Elle montre les façons dont les organismes continentaux des Nations Unies tels que la CEA doivent collaborer avec les programmes et agences spécialisés sur le terrain pour mettre les États membres au cœur de leurs interventions, et ce, de manière bien coordonnée.

Dans la nouvelle dispense, la CEA œuvre à promouvoir le développement inclusif et durable à l'appui de l'accélération de la diversification économique et de la transformation structurelle des États membres africains, conformément à l'Agenda 2030 de développement durable et à l'Agenda 2063: l'Afrique que nous voulons.

L'objectif stratégique actuel de la commission se décline en cinq volets: 1) Promouvoir la recherche sur la politique macro-économique d'avant-garde en tant premier centre de réflexion (think tank) sur le développement de l'Afrique ; 2) Formuler la politique macroéconomique et de transformation structurelle en vue de la diversification économique, de la croissance et des emplois ; 3) Concevoir des modèles innovants de financement du développement de l'Afrique ; 4) Soutenir les initiatives sous-régionales et transfrontalières avec un accent sur la paix, la sécurité et l'inclusion sociale ; 5) faire le plaidoyer de la position de l'Afrique auprès de la communauté mondiale et développer les réponses régionales de l'Afrique pour améliorer la gouvernance mondiale.

-FIN-

Note aux rédacteurs sur le Bureau sous-régional pour l'Afrique centrale de la CEA

Le Bureau sous-régional de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) en Afrique centrale a été mis en place à Yaoundé, au Cameroun, en 1962, juste quatre ans après la création de la CEA par le Conseil économique et social de l'ONU. Il a pour tâche de promouvoir la diversification économique et la transformation structurelle en vue du développement inclusif et durable d'une Afrique centrale intégrée.

Le Bureau sous-régional couvre sept États de l'Afrique centrale, à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad. Il apporte aussi son appui à la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et à la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) dans la mise en œuvre d'activités de coopération et d'intégration sous-régionale.

Principaux domaines d'activité

Les principales activités du Bureau sous-régional consistent, entre autres, à fournir des analyses politiques et des études comparatives reposant sur des données factuelles pour aider les États membres à peaufiner leurs politiques et leurs stratégies, à offrir des services consultatifs en contribuant à la formulation des visions, plans de développement à long terme et stratégies sectorielles des pays, à renforcer leurs capacités dans des domaines clés tels que l'harmonisation de leurs plans nationaux de développement avec le Programme de développement durable à l'horizon 2030 (Programme 2030) et l'Agenda 2063, ainsi qu'à développer leurs services statistiques, à appeler l'attention sur des questions de développement intéressant la sous-région et à appuyer les parties intéressées pour que tous s'expriment d'une seule voix et adoptent des positions communes sur toutes ces questions. Les dialogues de haut niveau, et surtout les réunions du Comité intergouvernemental d'experts, sont les principales plateformes où se définissent ces politiques et prises de position de l'Afrique centrale.

Le Bureau sous-régional mène des études et des analyses sur une vaste gamme de sujets : commerce et intégration régionale, développement des agro-industries, statistiques et planification du développement, développement des infrastructures et des transports, politiques des TIC et développement de l'économie numérique, problèmes post-conflits, gestion des ressources naturelles, gouvernance et intégration de la parité hommes-femmes, et développement de la jeunesse, entre autres. Il s'occupe aussi d'assurer le suivi des progrès socioéconomiques et d'offrir des solutions (sous forme de services de savoir), de fournir une assistance technique et des services consultatifs aux États membres et aux CER et d'assurer des services de renforcement des capacités pour les États membres, les CER, des acteurs non étatiques, afin d'améliorer la situation socio-économique des pays desservis.

Personnes Ressources

POUR LA CEA

Abel Akara Ticha - Responsable de la Communication

Commission Économique des NU pour l'Afrique

No 637 Rue 3.069, Quartier du Lac, Yaounde

Tél: 237 222504348

Courriel: akara@un.org

POUR LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN

Christiana Namondo Monoke

Chef de service, communication et relations presse

Ministère des Relations Extérieures

703 Rue 1025 Hippodrome, Yaoundé

Tél: Tel: 677682381

Courriel: iyahna2000@yahoo.co.uk

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