Mozambique: Le pays peine à se relever du cyclone Idaï

Photo: UNICEF/James Oatway
Une fillette de six ans de Beira reçoit son kit éducatif, alors que l'UNICEF intensifie sa réponse aux enfants et aux familles touchés au Mozambique, où des milliers de personnes ont été touchées par Cylcone Idai. (Avril 2019)

Il y a un mois, le cyclone Idaï ravageait de grands pans du sud-est du continent africain.

Près d'un millier de personnes ont été tuées au Mozambique, au Zimbabwe, au Malawi. Un mois plus tard, des centaines de personnes sont encore portées disparues et la vie de trois millions de sinistrés est dévastée. Selon la Banque mondiale, les destructions devraient coûter plus de deux milliards de dollars aux pays concernés.

Le maire de Beira, ville du Mozambique particulièrement touchée par la catastrophe, continue jour après jour de lutter pour la reconstruction des infrastructures et du quotidien de ses administrés.

Daviz Simango fait sa tournée d'inspection tous les jours. Il surveille la progression de la reconstruction de Beira, la ville dont il est le maire. Les traces du cyclone Idaï sont encore visibles partout.

Ines, une vieille femme, interpelle le maire : "Nous dormons toujours dehors ! Vous êtes venus pour nous donner quelque chose? Pour nous aider?"

Ce à quoi Daviz Simango ne peut que répondre : "Pour l'instant, je regarde où en est la situation."

Dans la ville, de nombreuses ONG sont à l'œuvre. L'eau courante a pu être rétablie, l'électricité aussi. Mais le paludisme revient en force et plus de 3500 cas de choléra ont été signalés dans le pays, malgré les campagnes de vaccination de masse.

Quand Daviz Simango demande à un infirmier d'un hôpital improvisé ce qu'il peut faire, voici sa réponse :

"Il faut que vous alliez sensibiliser les gens pour qu'ils fassent bouillir leur eau, afin d'éviter le choléra... c'est fondamental."

Membre d'un parti d'opposition, le maire a critiqué la lenteur de réaction du pouvoir central après le passage du cyclone. Le budget annuel de Beira s'élève à environ 13 millions d'euros. Daviz Simango estime toutefois que des progrès ont été effectués depuis un mois.

"C'était très compliqué, les esprits étaient échauffés et puis les autorités ont compris qu'on avait besoin d'elles comme elles avaient besoin de nous. On a tous besoin les uns des autres. C'est pourquoi je me suis entretenu avec des pays donateurs et avec le pouvoir central et je leur ai dit qu'il fallait agir ensemble. Je suis content qu'ils voient aussi les choses ainsi."

En mai, une conférence internationale des donateurs est prévue, dans l'espoir de récolter des fonds. Pour reconstruire une vie, presque comme avant.

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