Congo-Kinshasa: Confusion à l'Assemblée nationale - La plénière se clôture en queue de poisson !

Les jours se succèdent et commencent à se ressembler à la Chambre basse du parlement. Deux mois après son aménagement, le bureau provisoire de l'Assemblée nationale n'a toujours pas organisé les élections devant accélérer l'installation des membres du bureau définitif.

Encore moins, aucun calendrier électoral n'a été communiqué à l'endroit des élus du peuple. A l'allure où vont les choses, l'atterrissage des travaux au cours de cette session extraordinaire risquerait de compromettre la fonctionnalité de cette grande institution du pays. Pas plus tard qu'hier, la plénière clôturée en queue de poisson, avec quelques bousculades, a été renvoyée à ce mardi 16 avril 2019.

La pression monte d'un cran à l'Assemblée nationale. Les Députés nationaux ne semblent pas faciliter la tâche au bureau provisoire qui a été installé depuis lundi 28 janvier 2019. Ce qui s'est passé hier en est une preuve vivante. Tenez ! Lors de la plénière de ce lundi, des Députés nationaux ont même failli en venir aux mains pour une motion refusée par le speaker de l'Assemblée nationale, au Député du Front Commun pour le Congo, l'Honorable Charles Nawej. Après avoir suspendu la séance pendant dix minutes pour calmer les esprits, Pierre Maloka, Président du bureau provisoire de la Chambre, dépassé par les événements, n'arrivant pas à maîtriser la situation entre les Députés de la Majorité (FCC) et ceux de l'Opposition (Lamuka), a été contraint de suspendre la séance et la renvoyer à mardi 16 avril 2019.

Ce qui a été à la base de cette triste réalité, est la décision du bureau devant fixer le calendrier des élections des membres du bureau définitif de la Chambre basse du parlement. Pendant qu'il venait de passer la parole au 1er secrétaire et Rapporteur du bureau, Pierre Maloka a vu deux Députés du FCC s'avancer vers le perchoir. Ces derniers demandaient la parole par motion. Maître du débat, le Président a voulu privilégier la lecture de la décision sur le calendrier des scrutins. Le 1er Secrétaire rapporteur, Jackson Ausse, ne pouvait pas lire convenablement à cause de la présence de tiers au perchoir. Devant cette situation, Pierre Maloka n'avait plus autre choix si ce n'est de suspendre la plénière momentanément. A la reprise, il a néanmoins accepté de passer la parole à Charles Nawej, afin de présenter sa motion. Hélas, il s'est vu empêché à son tour de parler par les Députés de l'opposition. Imbroglio, bousculade entre Députés, le plus âgé a dû définitivement suspendre la plénière.

Pour rappel, le spectacle qui a eu lieu dans la salle du congrès du Palais du peuple fait suite à l'échec des négociations entre la majorité et l'opposition, concernant la répartition des postes au bureau définitif. Pendant que la coalition FCC-CACH veut six des sept postes, laissant à l'opposition le poste de rapporteur adjoint, au regard du poids politique de chaque famille politique, Il se fait qu'entre-temps les élections de Beni-Ville, Beni territoire et Butembo ont augmenté de quelques membres le poids de l'opposition, qui devrait lui valoir au moins deux postes au bureau définitif. Pour l'Opposition, la motion du FCC visait sans doute à bloquer la réouverture des négociations que suggère l'opposition. Alors que pour certains cadres de la Majorité, la motion de Nawej était destinée à rappeler le Président provisoire de l'Assemblée nationale que la plénière n'avait pas encore adopté l'ordre du jour. La plénière d'aujourd'hui sera cruciale pour la suite des événements. A suivre...

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.