Congo-Kinshasa: La députée Tshiela chez les déplacés du Kasaï à Kikwit

16 Avril 2019

Les conditions de vie des populations congolaises se trouvent au centre des préoccupations du chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. A l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), cette vision est largement partagée par les cadres.

C'est dans cette optique que la députée Eugénie Tshiela Kamba a effectué une visite à Kikwit, le week-end dernier, auprès des déplacés venus du Grand Kasaï, suite aux violences liées aux affrontements entre éléments des FARDC et les miliciens dits « Kamwina Nsapu ».

Son constat est que ces sinistrés vivent dans une précarité sans précédent. Le déplacement d'Eugénie Tshiela avait pour objectif de lui permettre de se rendre compte de ce qui peut-être fait pour un éventuel retour des déplacés dans leurs milieux d'origine. L'occasion faisant le larron, cette élue du peuple en a profité pour lancer un message d'encouragement et d'espoir aux rescapés : « Je suis venue vous voir pour observer de mes propres yeux comment vous vivez ici à Kikwit. J'ai compris que votre situation est catastrophique. Notre président de la République Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi vous tient vraiment à cœur. Soyez rassurés de son accompagnement ».

On signale que dans la ville de Kikwit et sa périphérie, ces réfugiés cultivent des fruits et légumes pouvant assurer une partie de leurs besoins alimentaires. Malgré cela, c'est la grande incertitude pour leur avenir.

« Quand j'ai fui le village, nous avons marché dans la forêt pendant deux semaines. J'ai rencontré mon oncle sur la route car il fuyait aussi. Maintenant, nous vivons ici (dans la ville de Kikwit) chez la belle-famille de mon oncle, les parents de sa femme. Mais la vie est très difficile. Nous saluons la descente de l'émissaire du Chef de l'État, Eugénie Tshiela, chez nous, en vue d'une éventuelle solution », a déclaré Tshitita Godet, aujourd'hui orphelin de père et de père.

Pour sa part, Agnès Mupetu est une fille miraculée ayant survécu à l'incendie de leur maison, car ses six enfants et son mari étaient morts calcinés à la suite d'un raid des militaires.

« Quand notre maison avait été incendiée, je ne sais pas comment. Je m'étais réveillée dans la forêt, après avoir passé 2 jours dans l'inconscience, sans soins. On m'avait ramassée avec mes blessures, dans la forêt, et on m'avait portée pendant une semaine, jusqu'à Kamwuinya. Aujourd'hui, je suis contente du passage de notre élue nationale Eugénie Tshiela », a déclaré Agnès Mupetu.

Jusqu'à ce jour, des villageois continuent de fuir les contrée où les violences sont présentes, ce qui ne fait que croître le nombre de déplacés. Conséquence : l'aide humanitaire s'avère insuffisante.

« Nous avons des ressources limitées qui ne pouvaient servir que 50 ménages. Actuellement, il y a autour de la ville plus de 1.000 personnes, qui sont dans le besoin, soit autour de 1000 ménages. Donc, nous avons un gap de plus de 950 ménages qu'il faut encore couvrir en assistance alimentaire », a fait savoir Moïse Muhindo, responsable du MID à Kikwit. Dorcas NSOMUE

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