Afrique de l'Ouest: Face aux enjeux sécuritaires liés au terrorisme et à la migration - Le plan d'actions triennal du RESPFECO

Le Réseaux paix et sécurité pour les femmes de l'espace CEDEAO (RESPFECO) planche sur un nouveau plan d'actions afin de faire face aux enjeux liés au terrorisme, à l'extrémisme violent et à la migration à Dakar.

Pendant trois jours, les acteurs réunis en atelier depuis hier, lundi 15 avril, vont réfléchir sur ces questions en vue de l'élaboration d'un tableau de bord à travers un plan d'actions triennal. «Il y a de nouveaux enjeux au niveau de notre région, ceux liés au terrorisme, à l'extrémisme violent, à la migration, etc.

Compte tenu de toutes ces données, nous avons dit qu'il était important de sortir un autre plan d'actions qui tiendra compte de toutes ces questions.

Cet atelier reste important dans la mesure où il nous permet d'obtenir un tableau de bord à travers un plan d'actions triennal 2018-2020 servant à mener nos actions», a expliqué Diago Dia Ndiaye, la présidente régionale du réseau, à l'APS.

Outre l'élaboration et la validation du plan stratégique triennal 2018-2020, au cours de cette rencontre de trois, le RESPFECO procédera non seulement à la revue et à la validation de son statut et règlement intérieur, mais aussi à la revue des outils comme la Résolution 1325 de l'ONU, le cadre de prévention des conflits de la CEDEAO (CPCC), etc.

La résolution 1325 est un outil qui permet d'impliquer fortement les femmes et les jeunes dans tous les processus de gestion de paix et de sécurité, a rappelé Diago Dia Ndiaye, estimant qu'il est «important de tenir compte de la dimension genre dans toutes ces questions et également d'impliquer les jeunes» pour mettre en place un plan d'actions.

PLAIDOYER POUR UNE PLUS GRANDE IMPLICATION DES FEMMES DANS LA RECHERCHE DE LA PAIX

Professeur Ndioro Ndiaye, la présidente honoraire du RESPFECO, quant à elle, a invité les décideurs à faciliter la contribution des femmes dans la recherche de la paix.

«Il faut rejauger les défis sur les enjeux de paix et de sécurité pour faciliter la contribution de qualité des femmes en termes de mobilisation sociale, mais aussi en termes politiques autour des objectifs de paix et de sécurité», a-t-elle indiqué, toujours à l'APS.

Non sans appeler à assurer un contrôle citoyen, faire une analyse diagnostique et de prospective, de suivi évaluation des mesures allant au-delà de la Résolution 1325 des Nations unies.

Elle a plaidé en faveur de la promotion «d'un partenariat stratégique, pour réaliser l'autonomisation des femmes, l'équité, l'égalité des chances entre les sexes quand l'on travaille sur la paix et la sécurité».

Et d'ajouter que «le nouveau plan stratégie du RESPFECO devrait être porteur d'une vision plus inclusive pouvant prendre en compte les enjeux récurrents de paix, de sécurité et de stabilité dans l'espace CEDEAO».

Pour Salimata Sarr, la directrice du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre, le RESPFECO «joue un rôle significatif dans le renforcement de la paix dans la région».

Toutefois, le RESPFECO et le Centre sont appelé à «travailler à harmoniser leurs stratégies et à mutualiser leurs moyens en prenant en considération les instruments juridiques et politiques adoptés par les 15 Etats membres de la CEDEAO».

Le REPSFECO a été mis en place, le mercredi 29 juillet 2009, à Abidjan (Côte d'Ivoire). Sa mission est de «coordonner et d'optimiser les rôles et initiatives des femmes dans la prévention des conflits, le maintien de la Paix et de la Sécurité, les opérations de reconstruction post-conflit et la promotion des droits humains, particulièrement ceux des femmes et autres groupes vulnérables, pour assurer une Paix durable dans l'espace CEDEAO».

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Sud Quotidien

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.