17 Avril 2019

Cote d'Ivoire: Présidentielle 2020/Touré Mamadou - "Il n'y a pas d'alternative aujourd'hui au RHDP dans ce pays"

« Chers frères et sœurs, je voudrais très sincèrement vous féliciter pour votre mobilisation de ce matin, féliciter Cissé... et l'ensemble de son bureau. Avant moi, un intervenant est revenu sur l'historique du mouvement, son parcours.

L'année dernière, nous étions avec le ministre Sidiki Konaté à Adjamé où il y a eu une extraordinaire mobilisation faite par ce mouvement. Et tout cela en soutien au chef de l'Etat, en soutien au RHDP, en soutien aux actions du gouvernement. Je voudrais vous féliciter et vous demander de continuer.

Je veux vous féliciter parce qu'en entrant dans cette salle, j'ai vu les visages des jeunes, qui sont la crème de la jeunesse. Des jeunes qui ont 18 ans, 19 ans, 20 ans ou 25 ans. Cela donne espoir.

Beaucoup de partis politiques veulent gérer ce pays. Certains veulent revenir aux affaires, d'autres cherchent à être aux affaires.

Mais, comment peut-on prétendre gérer un pays, si on n'a pas la jeunesse avec soi ? La jeunesse constitue 74% de la population et potentiellement, les jeunes constituent la majorité de l'électorat.

Bien évidemment, il faudra que ces jeunes, et ce sera l'une des missions qui vous sera assignée, puissent s'inscrire sur la liste électorale afin d'assurer la victoire du RHDP. Parce que soutenir le RHDP à travers les mobilisations que nous constatons doit se traduire par un soutien massif dans les urnes.

Pour cela, vous devez vous inscrire sur la liste électorale. En voyant tous ces jeunes, je suis rassuré. Je vais transmettre au ministre d'Etat Hamed Bakayoko, au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly que nous pouvons dormir tranquille.

On comprend maintenant le sens de la fameuse phrase : "2020, c'est bouclé, c'est géré". Certains esprits chagrins pensent que quand on le dit, c'est parce qu'on a des visées anti-démocratiques. Non ! Nous sommes des démocrates.

Nous avons gagné des élections de façon transparente ici en Côte d'Ivoire en 2010. Et de façon constante, toutes les élections qui sont organisées depuis cette date, au niveau du RHDP, nous les avons gagnées.

Lorsque nous disons que c'est bouclé et que c'est géré, c'est au regard de la mobilisation de ces jeunes. Ces mobilisations que nous avons constatées au cours de la campagne des élections locales, mobilisations que nous avons constatées lors du congrès qui a été organisé le 26 janvier.

Nous disons que nous allons gagner au regard du bilan du RHDP. La politique, ce n'est pas seulement se promener et bavarder.

La politique, c'est la capacité à travailler pour ses concitoyens. Lorsque nous avons la mobilisation des jeunes, lorsque nous avons les jeunes avec nous et que nous avons un bilan positif, nous pouvons en conclure que 2020, c'est bouclé et c'est géré.

C'est pourquoi, les coordinations qui seront mises en place doivent être faites de manière scientifique et stratégique. Continuez à étendre votre toile. Allez dans les endroits les plus reculés.

Mettez en place des coordinations et des sections dans les quartiers les plus reculés, pour qu'au moment opportun, à partir des mots d'ordre qui seront donnés - mots d'ordre pour s'inscrire sur la liste électorale, pour faire sortir les électeurs, pour aller voter - que nous ayons un maillage complet du territoire national.

Cela, pour qu'avec le potentiel que nous avons, nous puissions immanquablement gagner au 1er tour. Que ce potentiel se traduise réellement dans les urnes. Un travail méthodique doit pouvoir continuer. Je voudrais rendre un hommage à Aboubacar Ouattara et Karamoko Yayoro.

Tout à l'heure, Aboubacar a parlé du 11 avril. C'est une date qui divise. Puisque pour nous, le 11 avril, c'est la fin des souffrances. Pour nos frères, le 11 avril, c'est le début des souffrances. Nous, nous considérons que nous avons un environnement aujourd'hui en Côte d'Ivoire qui permet à tout le monde de vivre paisiblement et de vaquer tranquillement à ses occupations.

Nous n'allons pas entrer dans les polémiques. Chacun pourra avoir, et ça c'est l'histoire qui fait son travail, son idée du 11 avril. Mais, ce que je note, c'est que nous étions au Golf hôtel à partir du mois de novembre. Nous avons vécu des moments difficiles, traversés que nous étions par beaucoup de sentiments.

Sentiment de joie au lendemain de la victoire du président Alassane Ouattara, parce que nous avons travaillé. Le maillage territorial, la mobilisation des jeunes, ces jeunes qui ont violé le couvre-feu. On se rappelle de nos militants qui sont allés dans des bureaux de vote, malgré le couvre-feu qui avait été instauré, qui ont protégé les urnes contre les tentatives de vol de la victoire du candidat du RHDP.

Nous étions contents, lorsque le président Alassane Ouattara a gagné au second tour. Malheureusement, ceux qui n'étaient pas démocrates, qui étaient dans une logique de confiscation du pouvoir, ont contesté la victoire du président Alassane Ouattara. Nous nous sommes retrouvés au Golf avec la plupart des leaders de jeunes.

Je parle de Yayoro, je parle de KKB, de Blé Guirao, du président des jeunes du MFA, de l'UDPCI. La résistance a été organisée à partir du Golf hôtel, sous l'autorité du RHDP. La marche du 16 décembre pour installer le DG de la RTI où nos militants ont été mis à contribution.

Après cela, la désobéissance civile où le RHDP a demandé à ses militants de sortir. Nous faisons ce rappel historique aux jeunes pour qu'ils sachent d'où nous sommes venus.

Quand il y a eu cette désobéissance civile, pour une seule cause : le respect des résultats des urnes, ce sont les jeunes, sous l'autorité de leurs leaders de l'époque, qui se sont organisés dans les quartiers d'Abidjan, avec les opérations casseroles.

Ce sont ces jeunes qui se sont retrouvés à la maison du PDCI à Cocody. Ils ont lutté. Ils ont lutté malgré la répression sauvage. On sait comment des gens ont pu tirer à balles réelles sur des manifestants le 16 décembre.

En tant que leaders jeunes, tous les soirs, nous recevions les coups de fil de nos camarades dans les quartiers. Certains cherchant des mots d'espoir pour continuer la lutte, d'autres étaient éprouvés par les épreuves, la brutalité de la répression. Il fallait leur redonner espoir.

C'est la conjugaison de tout cela qui nous a permis, avec l'action des forces impartiales, avec l'action des forces républicaines, mais aidés au préalable par les forces démocratiques qui ont organisé des manifestations partout, que nous avons pu faire respecter le choix des Ivoiriens.

C'est-à-dire le choix d'Alassane Ouattara. Personne ne peut travestir l'histoire aujourd'hui à cause de calcul politicien, d'ambition personnelle,égoïste. Nous avons tous contribué d'une manière ou d'une autre.

Je veux rendre hommage ici à tous ces jeunes. Beaucoup ne sont pas là aujourd'hui. Certains sont tombés. Certains parmi ceux qui avaient rêvé voir un jour Alassane Ouattara assis dans le fauteuil présidentiel, n'ont pas eu cette chance.

Mais, dans l'audelà où ils sont, ils doivent être fiers. Parce qu'en 2010, lorsque nous nous sommes mobilisés autour d'Alassane Ouattara, ce n'était pas pour qu'Alassane Ouattara soit président pour être président. Nous nous sommes mobilisés parce que nous croyions en sa capacité à transformer la Côte d'Ivoire.

Dans ce monde nul n'est parfait, je ne dis pas que tout est bon, que tout est arrangé, que tous les jeunes travaillent, non.

Mais, on peut avoir l'honnêteté de dire, quand on regarde la situation qui prévalait en 2010 et celle d'aujourd'hui, que ce pour quoi nous nous sommes battus, ce pour quoi nous nous sommes mobilisés autour du président Alassane Ouattara est largement atteint.

On peut donc dire aujourd'hui : "Merci, Président ! Merci d'avoir honoré tes engagements. Merci d'avoir mis ce pays sur les rails du développement. Merci d'avoir permis à ce pays de renouer avec le développement".

Je vais donner quelques éléments, parce que certains qui hier étaient aux affaires semblent oublier et semblent redécouvrir la Côte d'Ivoire. Il est important qu'on fasse un rappel. Les gens étaient peut-être dans leur bulle. Ils étaient peut-être coupés des réalités. Ils ne savaient pas. Ils découvrent aujourd'hui des réalités.

Je voudrais leur dire qu'entre 2000 et 2010, c'était seulement 6000 salles de classes qui avaient été construites dans notre pays.

Entre 2011 et 2018, c'est 30.621 salles qui ont été construites dans toutes les localités. Entre 2000 et 2010, seuls 15 collèges ont été construits. De 2011 à 2018, ce sont 242 collèges qui ont été construits en Côte d'Ivoire.

Ce sont 3616 classes qui ont été réhabilitées, 725.600 tables-bancs qui ont été distribués dans les écoles. 94 milliards FCFA ont été investis pour la distribution de kits scolaires gratuits. Nous ne disons pas qu'avec ça, le travail est terminé, parce qu'il y a encore des zones en Côte d'Ivoire qui ont besoin d'un appui de l'Etat en termes de construction d'école, en termes de kits scolaires, en termes de collèges.

Dans un Etat, les choses se planifient. Gérer, c'est planifier. Les efforts du gouvernement se poursuivent. Parce qu'on peut faire la politique et être honnête. Même quand quelqu'un est ton adversaire, tu peux dire : "Bon, je reconnais que tu as fait ça, mais moi, je vais faire mieux que toi".

Mais faire croire qu'on n'a rien fait, c'est faire preuve de mauvaise foi politique. Heureusement que les Ivoiriens et les jeunes, même en ayant des attentes qui sont fortes, reconnaissent l'effort qui est fait. Quand le chef de l'Etat arrivait aux affaires, seules 33% de nos localités étaient électrifiées. Aujourd'hui, nous sommes à 58%. Il y a 2122 localités qui ont été électrifiées. La couverture en eau qui était de 45% est de 70% en milieu rural, avec un objectif de 80% en 2020.

En milieu urbain, la couverture en eau était de 60%. Aujourd'hui, nous sommes à 80% avec un objectif de 95% en 2020. Les communes d'Abidjan sud sont couvertes en eau. Même Abobo qui était oubliée dans tous les programmes de gouvernement et qui, aujourd'hui a la chance d'avoir à sa tête, le fils d'Alassane Ouattara, Hamed Bakayoko, bénéficie d'un plan Marshall avec plusieurs centaines de milliards pour donner à cette commune, le développement qu'elle devait avoir depuis longtemps.

On voit aujourd'hui la transformation qui s'y opère. Tout cela, est un cheminement qui a été fait par le président de la République. On peut faire la politique et être honnête. Surtout que ceux qui font preuve de mauvaise foi étaient avec nous hier. Ceux qui parlent aujourd'hui, qui veulent réécrire l'histoire, étaient avec nous hier. Je pense qu'il aurait été malin de leur part, d'assumer notre bilan et revendiquer une partie de ce bilan, plutôt que de vouloir remettre tout en cause de façon éhontée.

Au moment opportun, nous allons parler. S'ils pensent qu'ils savent parler, nous allons parler. Chaque chose en son temps. Il y a un temps pour tout. Ce que vous attendez du président, du Premier ministre ; ce que vous attendez de l'ensemble du gouvernement, du ministre d'Etat Hamed Bakayoko, c'est d'aller chaque jour un peu plus loin dans l'atteinte des objectifs que nous nous sommes assignés.

Nous allons le faire. Que ce soit au niveau de l'emploi des jeunes, avec le plan social du gouvernement, le Premier ministre nous a instruits de passer à l'échelle de 500.000 jeunes à prendre en compte dans le cadre du programme social pour des stages de validation de leur diplôme, pour votre insertion, pour des activités génératrices de revenus. Vous avez besoin de paix et de sécurité.

Le président a mis tout en œuvre parce que sans paix et sans sécurité, on ne peut rien faire. Pour ceux d'entre vous qui avez vécu la crise de 2010 - plus jamais ça dans notre pays ! -, vous pouvez témoigner que sans paix et sans sécurité, on ne peut rien réaliser.

A la veille du 11 avril, il était difficile pour certaines populations d'accéder à des marchés pour avoir à manger, avec des corps partout. Les prophètes des mauvaises aventures, les prophètes apocalyptiques ne doivent plus venir distraire les populations. Nous avons besoin de politiciens qui donnent espoir. Mais pas l'espoir pour l'espoir.

L'espoir sur leur capacité à apporter quelque chose. Le président est à la tâche. Le Premier ministre est à la tâche.

Le ministre d'Etat est à la tâche. Nous sommes à la tâche. Ceux qui sont pressés pour un débat, qu'ils patientent. On parlera. Nous sommes des sachants dans ce pays. Ce n'est pas parce qu'ils parlent qu'on ne répond pas que ça veut dire qu'on n'a rien à dire ou qu'on ne peut rien dire.

Le moment du débat arrivera et en ce moment on saura qui est qui, qui a fait quoi, qui peut faire quoi. Pour l'heure, c'est l'occupation du terrain. C'est nous qui avons les jeunes. C'est nous qui avons la capacité de gérer ce pays. Il n'y a pas d'alternative aujourd'hui au RHDP dans ce pays. Quand on le dit, ce n'est pas par mépris.

Ce n'est pas dans une logique de minimiser ceux qui sont en face de nous. Mais, nous sommes les seuls qui parlons de développement. Nous sommes les seuls qui parlons des actions à mener pour les populations.

Les autres sont dans le populisme. Ils n'ont rien à proposer. On a eu une grève dans le milieu scolaire, pendant cette période, les autres n'ont fait aucune proposition, en dehors de demander aux deux parties de discuter.

Continuez à faire confiance au RHDP. Tout ce que le Président Ouattara est en train de faire, tous les projets qu'il met en œuvre, toute son énergie, il ne pense qu'à une seule chose : qu'est-ce qu'il va vous laisser. Nous sommes sereins. 2020, c'est bouclé. C'est géré.

Cote d'Ivoire

Kaba Nialé, ministre du Plan et du développement - « Le Rgph de 2014 a connu des difficultés »

Mme Kaba Nialé , ministre du Plan et du Développement, était, l'invitée de la rencontre "Les… Plus »

Copyright © 2019 Le Patriote. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.