Burkina Faso: Authentification des diplômes des fonctionnaires

L'hebdomadaire point de presse du Chef de file de l'opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF) a été animé, le mardi 16 avril 2019 à Ouagadougou, par le président de l'Union pour la renaissance démocratique-Mouvement sankariste (URD/MS), Alphonse-Marie Ouédraogo et celui du Parti national des démocrates sociaux (PNDS), Yumanli Lompo.

L'opposition politique burkinabè dénonce «une volonté manifeste des autorités d'enterrer le dossier Yirgou et laisser libres et impunis les criminels coupables du massacre».

C'est ce qu'a affirmé le président de l'Union pour la renaissance démocratique-Mouvement sankariste (URD/MS), Alphonse-Marie Ouédraogo, lors de l'hebdomadaire point de presse du Chef de file de l'opposition politique (CFOP), qu'il a co-animé le mardi 16 avril 2019 à Ouagadougou, avec le président du Parti national des démocrates sociaux (PNDS), Yumanli Lompo.

Pour M. Ouédraogo, la responsabilité du chef de l'Etat, en tant que garant de la sécurité des Burkinabè, du respect des lois et de la bonne gouvernance de l'administration de la Justice, est engagée.

L'opposition, à l'en croire, débutera désormais ses points de presse par «un souvenir du massacre de Yirgou et un appel à la justice».

Quant au dialogue politique annoncé mardi dernier, le président de l'URD/MS a précisé qu'il se tiendra à la fin de ce mois. D'ores et déjà, il a affirmé, sans plus de détail, que la liste des points que l'opposition souhaite aborder a été transmise au président du Faso.

Il a également commenté la sortie du président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Simon Compaoré lors d'une conférence de presse du parti au pouvoir.

Répondant à l'accusation de ce dernier sur une récupération politique des crises sociales par l'opposition avec l'intention de se faire une «virginité politique», M. Ouédraogo a qualifié cette déclaration de «tendancieuse».

Concernant la situation au ministère de l'Economie, des finances et du Développement (MINEFID), Alphonse-Marie Ouédraogo a renvoyé les tenants du pouvoir à leurs responsabilités, les invitant à trouver des solutions plutôt que de «condamner».

Quant aux propos de M. Compaoré qui aurait dit aux ONG que «si le Burkina est devenu invivable, il faut partir», il s'en est démarqué et a affiché la volonté du CFOP-BF de rencontrer ces Organisations pour les encourager, les écouter et mieux comprendre leurs préoccupations.

Sur l'opération d'authentification des diplômes des fonctionnaires prévue pour mai 2019, le CFOP-BF, selon Alphonse-Marie Ouédraogo juge l'initiative bonne.

Toutefois, il dit craindre que cela ne soit transformé en un instrument de répression de certains fonctionnaires. Le dernier point a porté sur une lettre que l'ancien président Blaise Compaoré aurait envoyé au chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré.

Convaincu que les deux personnalités continuent de communiquer, M. Ouédraogo a souhaité que cette correspondance qui aborde la sensible question sécuritaire, soit rendue publique dans son intégralité.

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