Cameroun: Beti-sardinards, Bamileke-Tontinards - Le tribalisme refait surface au pays

On n'a pas fini de parler de la présidentielle 2018. Avec un sujet qui a alimenté les débats : les replis identitaires avec un zeste de tribalisme. On se déploie sur le terrain pour désamorcer la bombe.

On a failli exhumer les notions d'autochtones et allogènes qui ont alimentées les conflits lors de l'ouverture démocratique des années 90. Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), principal challenger du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir s'est offusqué « nous ne sommes pas un parti ethno fasciste, nous ne sommes pas un parti de Bamiléké »

Au niveau de la diaspora Camerounaise, des concepts ont vu le jour. Les « sardinards » pour faire allusion aux gens du pouvoir et leurs affidés et les « tontinards » pour designer ceux qui veulent accéder au pouvoir. Des brigades anti-sardinards et anti-tontinards sont sur le pied de guerre et se regardent en chiens de faïence.

Sur place au Cameroun et depuis peu, les hommes politiques et les personnalités de la société civile se déploient sur le terrain pour exalter le « vivre-ensemble » de tous les vœux de Paul Biya. Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé de missions à la présidence et Beti de souche a fait une descente dans les quartiers de la capitale Yaoundé pour rassurer « Tout Camerounais doit se sentir chez lui partout où il se trouve » Laurent Serge Etoundi Ngoa, un autre ministre Beti a fustigé pour rassurer Jean Nkuete, secrétaire général du comité central du RDPC et par ailleurs Bamileké d'origine, « Les auteurs de poussées tribalistes n'ont pas de place dans le Mfoundi ».

Comme le rapporte la Météo. Pour ce journal paraissant à Yaoundé « C'est l'un des messages forts délivrés par le représentant du chef de la délégation permanente départementale » C'était le 10 avril à Yaoundé.

A Douala, comme le précise le journal Matila, on a exalté le « le vivre-ensemble ». A la faveur du méga meeting qu'organisait la formation politique les Patriotes Démocrates pour le Développement du Cameroun (Paddec). Le ministre Délégué auprès du ministre de la Justice, Garde des sceaux, président national dudit parti, Me Jean de Dieu Momo, est monté pour « exalter le multiculturalisme et le vivre-ensemble, en pourfendant tout réflexe identitaire exacerbé porteur des affres du tribalisme primaire inhibiteur à bien d'égards ». Il s'est agi comme l'écrit Info Matin de dire « non au repli identitaire » C'était le 13 avril.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Camer.be

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.