Cameroun: Commerce illicite - Plus de 150.000 comprimés de Tramadol saisis

Interceptée ce 14 avril par la douane, la cargaison, contenant aussi des antipaludiques et antibiotiques, venait d'un pays voisin

La mission Halcomi (Halte au commerce illite) de la douane a saisi, dimanche 14 avril dernier en fin de soirée à Akwa, non loin de l'ancien Collège des Travailleurs, une importante cargaison composée de 151.800 comprimés de Tramadol, 172.800 comprimés de Combiart (antipaludique) et 24 000 capsules d'amcloxin (antibiotique).

Le chargement, en provenance d'un pays voisin, avait été dissimulé dans des marchandises ordinaires jusqu'à Douala. La prise a été faite au cours d'un contrôle de routine et grâce au flair des douaniers, qui les a poussés à vérifier cette cargaison qui semblait un peu spéciale.

La même mission (Halcomi III zone I), avec le soutien logistique de la Marine nationale, a aussi permis de mettre la main sur une embarcation transportant des produits d'hydrocarbures (gasoil), en provenance de ce même pays voisin, et se dirigeant vers la zone maritime de Deido. Les contrebandiers, surpris dans leurs transactions de vente à ciel ouvert, se sont enfuis en abandonnant l'embar cation et son contenu.

Cette embarcation, d'une capacité de 40.000 litres environ, contenait 7 000 litres de gasoil. Cette barque de fortune disposait de deux moteurs hors-bord de 30 et 40 chevaux et d'une motopompe. Pour éviter toute pollution, le gasoil a été pris en charge par des responsables du ministère de l'Eau et de l'Energie (Minee). Pour le commandant Philémon Owona Amougou, coordonateur de la mission Halcomi III zone I, le rôle de la mission est de rechercher tous les fraudeurs qui s'adonnent au commerce illicite.

Le Tramadol, bien qu'il soit un médicament, est dangereux pour la santé s'il est pris d'une certaine manière. De nombreux jeunes, à Douala ou ailleurs, consomment ce produit en grande quantité, ce qui met à mal leur santé et partant, compromet l'avenir de notre société.

« Tous ces produits sont entrés en contrebande pour être vendus sur nos marchés. Nous avons donc l'obligation de mettre la main dessus afin de barrer la route à ces malfaiteurs », indiquer le commandant Owona Amougou. Il préciser que la procédure prévoit la confiscation des produits et leur destruction.

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