Sénégal: Représentativité du privé numérique dans les comités de suivi et de politage de la strategie SN2025 - Antoine Ngom de l'OPTIC fait le plaidoyer

Le secteur privé numérique sénégalais est sous représenté dans les Comités de pilotage et de suivi de la stratégie Sénégal numérique 2025 (SN2025). Cette remarque est du président de l'Organisation des professionnels des Tic (Optic), Antoine Ngom, qui a profité du lancement du Salon international des professionnels du numérique (Sipen) effectué hier, mardi 16 avril, pour demander au nouveau ministre de l'Economie numérique et des télécommunications Ndèye Tiké Ndiaye de reconsidérer le nombre de représentants du secteur privé au niveau des instances de gouvernance du SN2025. En réponse à cette demande, le ministre Ndeye Tiké Ndiaye a promis une rencontre très prochainement.

Installée sur son fauteuil de ministre de l'Economie numérique et des télécommunications, il y a seulement 2 jours, à savoir le lundi 15 avril dernier, Ndèye Tiké Ndiaye fait déjà face aux nombreuses difficultés que rencontrent les acteurs du secteur.

En effet, profitant du lancement du Salon international des professionnels du numérique (Sipen), qui se tient à Dakar du 16 au 17 avril, le président de l'Organisation des professionnels des Tic (Optic), Antoine Ngom a fait un plaidoyer en faveur du secteur privé du numérique.

Il renseigne, en fait que l'Optic a reçu l'arrêté portant création et attribution du Comité de pilotage de la stratégie Sénégal numérique 2025 (SN2025) et du Comité technique chargé de piloter et de suivre la stratégie SN2025, qu'elle a accueilli avec beaucoup de satisfaction.

Seul bémol, à son avis, «nous considérons cependant que le secteur privé du numérique est sous représenté dans ces comités très importants pour la mise en œuvre de cette stratégie».

Estimant que ladite stratégie a été élaborée pour le secteur privé, il pense dès lors que «les entreprises devraient être impliquées fortement dans son pilotage et son suivi».

Encore que, pour lui, une implication forte du secteur privé permettra une meilleure contribution des entreprises, ce qui constitue un des facteurs clés de succès de sa mise en œuvre.

Ainsi, après une vaine demande formulée auprès de leur ministère de tutelle, en son temps Abdoulaye Bibi Baldé, Antoine Ngom espère du nouveau ministre une reconsidération du nombre de représentants du secteur privé au niveau des instances de gouvernance de la stratégie SN2025.

Poursuivant son plaidoyer en faveur de ses pairs du secteur numérique, le président de Optic a salué les grandes avancées du pays, avec notamment la mise en place du Conseil national du numérique.

Pour autant, considérant que ledit conseil, bien qu'ayant un rôle consultatif, permettra à l'autorité d'avoir des avis issus des experts reconnus du secteur et des grandes orientations stratégiques, il reste persuadé «qu'il devra donc être le plus représentatif possible pour faire l'unanimité».

«Il faudra donc, Mme le ministre, que votre département veille à la représentativité de ce conseil qui est une demande de toutes les parties prenantes de ce secteur depuis de très longues années», a-t-il suggéré.

Le ministre de l'Economie numérique prend date

Des requêtes qui ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd, dans la mesure où le tout nouveau ministre de l'Economie numérique et des télécommunications, a promis dans un futur très proche, une rencontre avec Optic, pour mieux approfondir ces questions.

Dès lors, elle considère que le secteur privé et le public pourraient aller plus vite, la main dans la main, s'ils s'inscrivent dans le « fast track » comme l'a instruit le président de la République.

Auparavant, le successeur d'Abdoulaye Bibi Baldé a rappelé les 28 réformes, 69 projets innovants pour un budget global de plus de 1.361 milliards de francs CFA, dont 73% financés par le secteur privé, 17% par le secteur public, et 10% en mode partenariat public-privé, autour desquels s'articule le SN2025.

Ce qui lui fera dire que «le rôle de l'Etat, c'est de garantir un environnement favorable, le reste est du ressort du secteur privé». A noter, par ailleurs que le Sipen 2019 s'articule autour de 4 forums que sont : le forum institutionnel, de l'innovation, des start-up, les business fora.

Bref, plusieurs thématiques seront abordées relatives aux préoccupations de nos pays dans la révolution numérique. Pour cette quatrième édition, un livre blanc sera rédigé en guise de conclusion des travaux, puis remis au ministre de tutelle.

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