Sénégal: 11 % des cas d'hémophilie détectés vivent à Thiès (médecin)

Thiès — La région de Thiès compte 27 cas identifiés de malades d'hémophilie sur les 239 détectés à travers le pays, soit 11%, a indiqué mercredi, dans la Capitale du rail, le Professeur Saliou Diop, directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS).

Le Professeur Diop s'exprimait lors de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre l'hémophilie, au conseil départemental de Thiès.

Selon lui, sur l'estimation de 1500 à 1600 patients de cette maladie du sang dans le pays, seuls 239 figurent sur le registre, parmi lesquels 27 sont à Thiès.

Cette situation, indique-t-il signifie que "beaucoup de personnes vivent avec cette maladie handicapante, sans être diagnostiquées."

L'hémophilie est une maladie génétique héréditaire qui affecte la coagulation du sang. Les hémophiles sont victimes d'hémorragie externe ou interne, en cas de blessure.

Le traitement coûte en moyenne 2 millions de francs CFA par an et par malade, selon le président de l' l'Association sénégalaise des hémophiles -(ASH), Abdoulaye Loum.

En raison de sa rareté, cette n'est pas bien connue, tandis qu'une une bonne partie du personnel de santé n'est pas suffisamment formée pour la diagnostiquer, a noté le professeur Diop, par ailleurs membre de la Fédération internationale de l'hémophile et point focal du ministère de la Santé.

Les questions de la sensibilisation et du diagnostic restent centrales dans la prise en charge de l'hémophilie, a-t-il fait savoir.

Le thème de l'édition 2019, organisée à Thiès, de l'initiative de l'Association sénégalaise des hémophiles, appuyée par le ministère de la Santé et de l'Action sociale, s'intitule d'ailleurs "Sensibilisation et diagnostic : première étape vers une prise en charge adaptée".

Concernant la prise en charge, des biologistes, pédiatres, urgentistes ont été formés et des facteurs de coagulations déposés à la Banque de sang de l'hôpital régional de Thiès, pour les rendre accessibles aux malades.

A Thiès, des efforts ont été notamment faits par la Cellule régionale de l'ASH, afin d'identifier les adresses de tous les hémophiles détectés, les contacts du personnel soignant.

De 30 malades suivis au CNTS en 1990, l'on est passé à 239 cas issus de presque toutes les régions du pays, a noté Saliou Diop.

Le ministère de la santé et de l'Action sociale est en train de mettre en œuvre un plan de lutte contre les maladies non-transmissibles, avec un volet prévention, portant sur l'éducation et la sensibilisation et un volet prise en charge précoce, a dit le médecin-chef de la région, le Docteur Malick Ndiaye en présidant la rencontre.

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