Burkina Faso: Procès putsch manqué - Les parties civiles plaident ce matin

Après 15 mois d'instruction à la barre de la chambre de première instance du tribunal militaire de Ouagadougou, le procès du putsch manqué de septembre 2015 entre aujourd'hui dans sa phase décisive. En effet, le bal des plaidoiries s'ouvre ce matin avec les avocats de la partie civile.

C'est dans cette perspective que le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, avait suspendu l'audience le 10 avril, à la fin de l'audition des victimes. Il avait ordonné la reprise du procès pour aujourd'hui, jeudi 18 avril.

Cette semaine de suspension visait à donner du temps aux différentes parties afin qu'elles se préparent pour les plaidoiries (avocats de la défense et des parties civiles) et les réquisitions (parquet).

Un délai jugé trop court par certains avocats, qui estiment que pour un procès qui a duré plus d'un an, la préparation des plaidoiries nécessite davantage de temps.

Mais le président a usé de son imperium en imposant ce délai, quelque peu même à contrecœur, lui qui voulait enchaîner avec les plaidoiries dès la fin de l'audition des victimes.

Le fait que l'audience reprenne ce jeudi n'est pas forcément du goût de tout le monde. En effet, le tribunal nous avait habitués à ce que ce jour soit celui du repos. Et cette habitude a conduit tous ceux qui interviennent d'une manière ou d'une autre dans le procès à caler leurs rendez-vous les jeudis.

Dans tous les cas, les avocats des parties civiles se sont organisés pour leurs tours de passage. Leurs plaidoiries devraient durer trois à quatre jour, puis ils céderont le crachoir au parquet militaire pour ses réquisitions.

Interviendront enfin les plaidoiries des avocats de la défense qui devraient être un peu plus longues, on l'imagine, que celles de leurs collègues des parties civiles. Comme on le voit, le procès tire vers sa fin et on devrait avoir le verdict d'ici à fin mai ou début juin.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Observateur Paalga

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.