17 Avril 2019

Afrique de l'Ouest: Sécurité nucléaire - Le G5 Sahel et le Sénégal se dotent d'une feuille de route

Le président du forum, Ahmed Moulaye Salah : «Aucun des pays membres n'est en mesure d'assurer seul sa sécurité nucléaire ; il faut mutualiser les efforts».

Le forum des autorités en charge de la sûreté et de la sécurité nucléaires des pays du G5 Sahel et du Sénégal organise, les 17 et 18 avril 2019 à Ouagadougou, un atelier pour adopter le plan d'actions de la structure.

Après l'adoption de sa charte, le 25 juillet 2018 à Nouakchott en Mauritanie, marquant ainsi sa création, le forum des autorités en charge de la sûreté et de la sécurité nucléaires des pays du G5 Sahel et du Sénégal veut passer à la phase d'opérationnalisation. Ainsi, les acteurs se sont réunis à Ouagadougou, le mercredi 17 avril 2019, pour deux jours de travail. Ils auront, selon le président du forum, Ahmed Moulaye Salah à examiner et valider le plan d'actions et le règlement intérieur de la structure.

La signature d'un mémorandum d'entente avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est aussi au menu du conclave. A l'écouter, le forum a été mis en place dans le but d'unifier les efforts et les moyens pour contrôler les mouvements notamment transfrontaliers des matières radioactives, contrer leur usage illégal et renforcer la sûreté nucléaire entre les pays signataires. «L'initiative a été bien appréciée et beaucoup de partenaires sont disposés à nous accompagner.

Ces acteurs de la sécurité nucléaire dans les pays du G5 Sahel échangeront des informations sur les menaces nucléaires.

C'est pourquoi la rencontre de Ouagadougou qui nous permettra d'avoir une feuille de route est décisive», a-t-il soutenu. Pour lui, si les moyens matériels, humains et financiers appropriés sont mis à la disposition du forum, il saura contribuer au renforcement du contrôle du mouvement des matières nucléaires, radioactives de manière à pouvoir garantir la sécurité nucléaire dans les six pays membres.

Pour cela, le forum peut compter sur le soutien de l'AIEA, foi de sa représentante, Brunele Battistella. Elle a fait savoir qu'à l'instar des autres pays du monde, ceux du G5 Sahel et le Sénégal utilisent des sources de rayonnement ionisant dans des applications pacifiques en appui au développement comme dans l'industrie, la santé, l'éducation... «Cependant dans un contexte marqué par la prolifération des conflits, des activités criminelles qui affectent la sécurité à la fois au niveau de la région et de manière globale, il est essentiel de garder à l'esprit que ces matières radioactives peuvent être détournées à des fins criminelles, pour des actes malveillants au détriment des populations et de l'environnement», a-t-elle regretté.

En appui à ces propos, le directeur de cabinet du ministre en charge de l'environnement, Rasmané Ouédraogo, représentant son ministre a relevé que les statistiques de l'AIEA indiquent que 3 543 incidents ont été enregistrés dans le monde de 1995 à nos jours, dont 162, en Afrique avec 45 cas confirmés de l'existence d'une volonté manifeste d'utilisation malveillante des matières radioactives. «A travers ce forum, nos Etats seront en mesures d'harmoniser les cadres législatifs règlementaires, d'échanger les informations pertinentes sur les menaces de sécurité nucléaire et d'assurer des formations et des exercices au profit des acteurs de la lutte contre le terrorisme nucléaire», s'est-il réjoui.

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