Algérie: OIT - Protéger les travailleurs dans la gestion des déchets électriques et électroniques

Alger — L'Organisation internationale du travail (OIT) a souligné l'urgence de protéger les personnes qui travaillent dans le secteur du traitement des déchets électriques et électroniques qui, de par leur toxicité et leur dangerosité, portent atteinte à l'environnement, a-t-elle indiqué dans un communiqué publié sur son site web.

Dans ce communiqué publié à l'issue d'une réunion tenue à son siège à Genève, l'institution onusienne a recommandé aux gouvernements de renforcer et promouvoir les investissements dans les infrastructures et les systèmes de gestion des déchets, selon le cas, en vue de gérer la prolifération des déchets électriques et électroniques, d'une manière qui puisse faire progresser le travail décent.

Le vice-président du groupe des travailleurs, James Towers, cité dans le communiqué, a relevé que les travailleurs qui manipulent des déchets électriques et électroniques ne sont pas à même de faire entendre leur voix et n'ont aucun pouvoir de négociation, alors que leur tâche consiste à détruire des matériaux dangereux avec leurs mains.

"De plus, ces travailleurs n'ont pas conscience des nombreux risques liés à la manipulation des déchets électriques et électroniques", a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Président du Forum de dialogue mondial sur le travail décent dans la gestion des déchets électriques et électroniques, Nikhil Seth, a prévenu que les déchets électriques et électroniques deviennent une ressource de plus en plus importante pour les travailleurs de l'économie informelle qui interviennent dans la chaîne de valeur des déchets électriques et électroniques.

Il s'agit des travailleurs qui récupèrent, réparent, remettent en état, réutilisent, transforment et recyclent les équipements électriques et électroniques. Egalement ceux qui introduisent sur le marché des services et des produits novateurs, et qui facilitent la transition vers l'économie circulaire.

De son coté, le vice-président du groupe des employeurs, Patrick Van den Bossche, a mis en avant l'intérêt économique du secteur des déchets électriques et électroniques qui offre, selon lui, " d'excellents débouchés commerciaux, précisant qu'"il convient de redoubler d'efforts pour créer des emplois décents et durables, mettre en place un environnement propice aux entreprises durables, offrir de nouveaux produits et services, et ajouter de la valeur en renforçant l'économie circulaire."

Selon L'OIT, le monde produit chaque année pas moins de 50 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques mais seuls 20 % de ces déchets sont traités via des filières de recyclage officielles.

"La valeur estimé de ses déchets (sous exploités) estimée à 55 milliards d'euros", a ajouté la même source.

Les représentants des gouvernements et des organisations d'employeurs et de travailleurs s'accordent à dire qu'il reste encore beaucoup à faire, et sans plus attendre, pour gérer les millions de tonnes de déchets électriques et électroniques produits chaque année.

"L'OIT préconise des mesures urgentes pour encourager une meilleure gestion des flux toxiques de déchets électriques et électroniques produits dans le monde entier, laquelle pourrait se révéler utile pour créer des emplois décents", conclu le communiqué.

Pour rappel, l'OIT est membre de la Coalition des Nations Unies contre les déchets électriques et électroniques, créée pour renforcer la collaboration, établir des partenariats, et apporter un soutien plus efficace en vue d'aider les Etats à relever le défi des déchets électriques et électroniques.

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