Congo-Kinshasa: Beni - Lorsque les miliciens maï-maï tournent le dos au Chef de l'Etat

Plusieurs milices de la région de Beni rejettent la main tendue du Chef de l'Etat congolais, de passage dans la ville de Beni. Visiblement, la plupart de ces milices ne sont pas prêtes à déposer les armes. Ils ont plutôt une série de revendications à présenter au Chef de l'Etat, entre autres, la libération de leurs collègues en détention à la prison centrale de Kangwayi ainsi que la reconnaissance de leurs grades respectives par l'armée régulière.

Peu avant l'arrivée du Chef de l'Etat à Beni, deux seigneurs de guerre venaient de tenir un meeting populaire à MABUKU, un petit village situé sur l'axe routier Butembo-Beni en chefferie de MALIO. Sous un soleil ardent, ces seigneurs de guerre se présentant comme leaders des groupes maï-maï APCLC (alliance des patriotes congolais pour la libération du Congo) et APASICO (non autrement défini) ont promis aux habitants de mettre fin à une lutte armée au cas où le gouvernement acceptait de reconnaître leurs grades respectives et de les intégrer dans l'armée régulière. Et sans plus tarder, le Chef de l'Etat, de passage à Beni, n'a pas oublié, dans son adresse aux habitants de Beni, cette question qui secoue la région du grand Nord-Kivu. A en croire Felix TSHISEKEDI, le gouvernement est encore prêt à intégrer ses enfants prodigues dans ses rangs. Toutefois, le Chef de l'Etat est resté silencieux autour de la reconnaissance de leurs grades respectifs dans l'armée régulière.

La réponse des miliciens

Aussi, l'appel du chef de l'Etat semble être foulé aux pieds par ces deux milices qui insécurisent l'axe routier Butembo-Beni. Les miliciens hésitent toujours de mordre à l'hameçon. Ils attendaient du Chef de l'Etat la reconnaissance de leurs grades que la nouvelle formation militaire. Le commandant de l'alliance des patriotes congolais pour la libération du Congo va plus loin, en exigeant l'amnistie de tous ces éléments retenus à la prison centrale de KANGWAYI avant qu'il rende les armes. A l'en croire, il serait souhaitable de quitter la brousse avec la majorité d'enfants entraînés dans cette fourberie. Au cas contraire, l'on serait assimilé à un traitre de la cause national, poursuit-il.

Au même moment, l'homme exige son intégration dans le nouveau gouvernement en pleine formation, ce qui l'épargnerait de toutes éventuelles poursuites judicaires.

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