Burkina Faso: L'ADP invite le président du faso à trouver des solutions aux préoccupations des burkinabè

L'interview du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors de son séjour en Allemagne, les dossiers Yirgou et Arbinda et la sortie du président par intérim du MPP, Simon Compaoré, par rapport aux inquiétudes des ONG sur la situation sécuritaire.

Ce sont, entre autres, les points qui étaient au menu de la conférence de presse de l'Alliance pour la défense de la patrie (ADP), tenue le mercredi 17 avril 2019, au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ).

L'Alliance pour la défense de la patrie (ADP) a tenu à réagir sur les propos tenus par le président du Faso (PF), Roch Marc Christian Kaboré, au cours d'un entretien accordé à un confrère lors de son récent séjour en Allemagne et ayant trait aux attaques terroristes au Burkina.

Et cette Organisation de la société civile a apporté son analyse au cours d'une conférence de presse, tenue le 17 avril dernier, au CNP-NZ.

A ce sujet, Abraham Badolo, président de l'ADP, a rappelé la réponse donnée par le chef de l'Etat par rapport à la question des attaques terroristes en faisant cas de liens entre l'ancien président du Faso, Blaise Compaoré, et des groupes terroristes et qu'il ne s'agirait pas de rumeurs.

Pour l'ADP, le président du Faso aurait tenu des propos extrêmement graves et que cela est récurrent sans la moindre preuve perceptible.

Et le président Abraham Badolo d'indiquer qu'il (PF) a décidé, « de se réfugier derrière la théorie du complot et de la diabolisation systématique de l'adversaire politique ».

Un adversaire politique mais hier camarade politique, relève cette OSC, parlant du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a personnellement conduit les hauts faits d'armes pendant plus de vingt-six années à des postes de responsabilité prestigieuse au sommet de l'Etat.

Abraham Badolo et ses camarades disent ne pas comprendre qu'on puisse assumer de hautes fonctions au sein du régime déchu et « vouloir se dédouaner aujourd'hui de graves zones d'ombre ».

Ajoutant que, « comment peut-on avoir gardé pendant toutes ces années un silence complice sur les faits graves relatés en se donnant aujourd'hui bonne conscience ? ».

Selon l'ADP, le pouvoir en place, depuis plus de trois années, a adopté comme réponse, la stratégie de la diabolisation des adversaires politiques, des acteurs syndicaux, des acteurs sociaux, de l'opposition des différentes forces sociales par la manipulation de l'opinion.

L'ADP rappelle que c'est la base de sa capacité à trouver des solutions pour les Burkinabè que le MPP a été élu et que c'est tout le contraire actuellement.

Eviter le laxisme dans les dossiers Yirgou et Arbinda

Abordant le dossier Yirgou, l'Alliance pour la défense de la patrie se dit outré du fait qu'aucun suspect n'ait été arrêté plus de cent jours après le massacre même si, l'OSC relève qu'une centaine de suspects sérieux ont été identifiés.

Tout en soulignant que cela est dû à un manque de volonté politique de procéder à l'arrestation des suspects sérieux du massacre de Yirgou. Pour l'ADP, c'est ce laxisme et le manque de justice qui ont entraîné un autre massacre à Arbinda.

Tout en exigeant la justice pour les crimes commis à Yirgou et Arbinda, le président Abraham Badolo et ses camarades de l'ADP interpellent le gouvernement à œuvrer rapidement pour un retour au calme et à mettre en branle, les mécanismes sécuritaires nécessaires afin d'éviter tout autre drame pareil au Burkina.

Et d'inviter le président du Faso à trouver une solution rapide à la question des Koglwéogo qu'ils ont qualifiés de milice. La conférence de presse animée par le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, il y a quelques jours, a fait l'objet d'une réaction de l'ADP.

En effet, rappelle Abraham Badolo, face aux inquiétudes des ONG sur la situation sécuritaire au Burkina, « Simon Compaoré a décidé d'octroyer aux ONG, des tickets de départ du Burkina », dit-il.

C'est ainsi que l'ADP a condamné les propos du président Simon Compaoré qui, selon Abraham Badolo, dénotent de sa méconnaissance du rôle important des ONG humanitaires au Burkina. Et l'ADP de déclarer que le peuple burkinabè est fatigué et les populations sont déçues.

Elles qui, confie le président Abraham Badolo, avaient placé leur espoir en ce régime au lendemain de l'insurrection.

Il n'a pas manqué de dire un mot sur la lettre de l'ancien président du Faso, Blaise Compaoré, au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, où il exprime sa disponibilité et son soutien face à la situation sécuritaire.

Concernant ce sujet, il a demandé que l'intégralité de cette lettre soit publiée pour que les Burkinabè en prennent connaissance.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Burkina Faso

Plus de: Le Pays

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.