Cameroun: Résolution des conflits - Les femmes mobilisées

La co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011 Leymah Gbowee s'est entretenue hier à Yaoundé avec les femmes leaders d'associations et représentantes de la société civile.

« La violence ne peut résoudre aucun conflit, il faut plutôt promouvoir le dialogue ». C'est le principal message que la co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011, Leymah Gbowee, a adressé hier aux femmes leaders d'associations et représentantes de la société civile. La rencontre rentrait dans le cadre d'un échange tenu dans les locaux d'Onu-Femmes à Yaoundé.

En s'appuyant sur les affres et les ignominies qu'elle a vécues durant la guerre civile qui a secoué son pays natal, le Libéria, cette activiste et responsable de l'organisation du mouvement pacifiste « Women of Liberia Mass Action for Peace » a invité les participantes à faire feu de tout bois pour le maintien de la paix et la résolution des conflits, au nom de leur « amour pour l'humanité ». Elle leur a surtout rappelé la sacralité de la vie. « Vous devez faire passer l'avenir du Cameroun avant tout », leur a-t-elle martelé.

Leymah Gbowee n'a pas hésité à leur rappeler que la douleur de la perte d'un conjoint ou le fait de voir sa jeune fille se faire violer lors d'un conflit ne connaissent pas de tribu ou de langue. Les femmes devraient tout mettre en œuvre pour éviter le pire au Cameroun.

Pour ce faire, la co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011 et l'ancien membre du panel des sages de l'Union africaine et pionnière du réseau des femmes leaders d'Afrique, Marie Madeleine Kalala, (qui l'accompagnait) ont invité les différentes parties du conflit socio-politique que traversent les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à la poursuite du dialogue.

« Que ce soit du côté civil ou du gouvernement, nous remarquons qu'il y a une réelle envie de s'entendre et d'aller à la paix. L'idéal, c'est de se mettre ensemble pour pouvoir examiner les pistes de solution en rapport avec les réclamations qui sont faites », a déclaré Marie Madeleine Kalala.

Un message bien intégré par les participantes parmi lesquelles Liliane Atanga, enseignante à l'Université de Bamenda. « Les femmes camerounaises doivent être unies pour mettre un terme à ce conflit. Nous sommes les seules à pouvoir trouver des solutions à nos problèmes et nous devons surtout prôner la paix », a souligné l'enseignante.

Le Réseau des femmes leaders d'Afrique et les femmes camerounaises se sont engagés à œuvrer pour un retour à la paix au Cameroun.

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