Cameroun: La suspension q-linaire - Un restaurant aux saveurs traditionnelles

Grâce à sa formule retour aux sources, la Camerounaise Haira Walet a su séduire des centaines de gourmets de la ville Yaoundé.

Du « Eru » servi dans une calebasse chaperonnée de couscous et des crevettes posés sur des feuilles. Du « Kélin-Kélin » accompagné des émincés de viande garnis de crevettes... C'est la carte qu'a dénichée Haira Walet pour valoriser la richesse gastronomique du Cameroun, tout en joignant les deux bouts. « J'étais dans un groupe de cuisine sur Facebook où on organisait des voyages culinaires. J'ai été marquée par la séquence réservée à l'Outre-mer à travers les repas servis sur des feuilles. Et l'idée d'implémenter ce concept au Cameroun m'a hanté », confie Haira Walet, la promotrice du restaurant. Ouvert tous les jours de 13h à 20h, cet espace gastronomique propose des plats issus des quatre aires culturelles du Cameroun et d'autres boissons naturelles à l'instar du « Kossam » et du thé.

Opérationnel depuis le mois de septembre dernier, ce cadre situé près du Secrétariat d'Etat à la Défense (SED) a vite fait d'occuper une place de choix auprès des gourmets qui vont et viennent. Leur but, découvrir ce concept de « retour aux sources ». Pour ajouter de l'eau au vin de Haira Walet, certains clients lui proposent d'autres astuces dans la perspective de parfaire non seulement son service mais aussi le cadre. De bouche à oreille ou encore la nouvelle trouvaille attire les curieux qui à leur tour invitent les membres de leurs communautés virtuelles à s'y rendre. C'est le cas d'Isidore Tameu, le producteur d'artistes et manager de l'artiste de musique urbaine, Tenor.

Dans ce resto, la demande est forte et du coup quelques difficultés surgissent avec la rareté des feuilles sur lesquelles sont servis les repas tout au long de l'année. « Il y a quelques semaines, j'ai sillonné quatre marchés de Yaoundé sans trouver les feuilles. Ceci parce que ce sont ces mêmes feuilles qu'on utilise pour emballer les bâtons de manioc et les mitoumba », confie la promotrice. Comme palliatif, HairaWalet opte pour des feuilles de bananier malgré qu'elles soient plus onéreuses. L'autre difficulté se situe au niveau de l'exiguïté du restaurant. Des travaux ont été amorcés dans le but d'agrandir cet espace qui est devenu le coin le plus en vue du moment. « Nombre de clients repartent par manque d'espace », regrette-t-elle.

Dans le but de satisfaire sa clientèle qui se veut exigeante, Haira Walet envisage de remplacer les couverts par des verres fabriqués à base de noix de coco, des fourchettes et cuillères en bois. Ambitieuse, la gérante compte également faire bénéficier de son savoir-faire culinaire aux gourmets des autres villes du Cameroun ; un centre de formation serait aussi en gestation.

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