Sénégal: Mbour - Incinération de plus de 4 tonnes de produits impropres à la consommation

Mbour — La brigade d'hygiène de Mbour (ouest) a incinéré jeudi plus de quatre tonnes de produits alimentaires périmés impropres à la consommation, d'une valeur de cinq millions de francs CFA, a constaté l'APS.

Son commandant, l'adjudant Oumar Diao, explique que c'est dans le cadre de l'exercice de la police d'hygiène, que ses éléments ont eu à saisir une importante quantité de produits impropres à la consommation.

"Il s'agit surtout de produits corrompus et toxiques qui renferment des organismes pathogènes, comme les parasites, les bactéries et autres toxines très dangereuses pour la santé des populations", a précisé l'adjudant Diao.

Ces produits prohibés sont essentiellement composés de denrées alimentaires, notamment de boîtes de conserve, de bouillons, de paquets de bonbon.

"Chaque mois, nous détruisons, au minimum, trois tonnes de produits impropres à la consommation", a indiqué le commandant de la brigade d'hygiène de Mbour.

Il a souligné que l'appel du chef de l'Etat, Macky Sall, pour "zéro déchet" au Sénégal, vient à point nommé, d'autant plus que toutes les localités du pays ont les mêmes problèmes dans le domaine de la gestion de l'hygiène publique et de la salubrité.

M. Diao s'est désolé de constater qu'à Mbour comme partout ailleurs, il y a des dépôts de gravats, d'épaves, de ferrailles, ainsi que des d'ouvrages sur la voie publique, entre autres problèmes récurrents qui constituent un problème de santé publique.

La brigade de Mbour va s'appuyer sur la sensibilisation, l'information et la communication, à travers des visites à domicile (VAD) pour arriver à bout de ces phénomènes, en mettant un accent particulier sur l'assainissement de la voie publique, a indiqué son commandant.

Il rappelle que le dépôt de gravats, d'épaves et de ferrailles constitue un délit en matière d'hygiène sanctionné par la loi 83-71 qui, en son article L24, prévoit pour tout contrevenant une amende de 200 000 à 2 000 000 francs CFA et d'une peine d'emprisonnement de deux mois à deux ans.

L'adjudant Diao compte s'attaquer à l'insalubrité galopante dans les localités situées dans sa zone de compétence, en investissant entre autres les domiciles et les établissements recevant du public, pour mettre en œuvre des stratégies allant dans le sens de répondre à l'appel du chef de l'Etat, qui souhaite "zéro déchet" dans le pays.

Oumar Diao rappelle que la réalisation de fosses septiques sur la voie publique, qui peut occasionner des maladies telles que la fièvre typhoïde, est un délit réprimé par la loi 83-71 en son article L17.

Cet article prévoit des sanctions pénales d'un mois à deux ans d'emprisonnement et d'une amende allant de 200 000 francs CFA à 2 000 000 francs CFA.

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