18 Avril 2019

Cote d'Ivoire: Dr Doumbia S. Major (Présidenti du CPR) - « Le SMIC doit passer à 110 000 FCFA/ mois... »

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Le président du Congrès panafricain pour le renouveau (Cpr), Dr Doumbia Soumaila dit Major était face à la presse, le 16 avril 2019, à Abidjan-Plateau où il s'est prononcé sur la situation sociopolitique de la Côte d'Ivoire.

Appelant les ivoiriens à la réconciliation des cœurs et des esprits, il a estimé que l'Etat doit relever le niveau de vie des populations.

Pour lui, la crise sociopolitique qui a fragilisé le Côte d'Ivoire est la résultante de l'instrumentalisation du discours identitaire et d'exclusion ethnique.

Selon cet ex-leader de la Fesci, doit passer à 110 000 FCFA/mois en raison de 5000 par jour soit un SMIC horaire de 625 francs l'heure de travail. Ci-dessous l'intégralité de ses propos liminaires.

« Comme toutes actualités soumises aux effets d'agenda, nous avons fait le choix de parler de plus d'un sujet :

La question de la CEI,

La concertation nationale sur la modernisation sociale,

Nos divergences avec la classe politique du passé qui a échoué,

La réconciliation nationale

La Candidature du CPR à l'élection présidentielle de 2020 et aux autres scrutins.

Le CPR que je préside, est né en exil le 1er mai 2006 à l'Hôtel Richmond dans le 13ème arrondissement à Paris.

Il a été publiquement présenté en Côte d'ivoire en 2007 par les représentants locaux du parti que sont les camarades Taha Julien, YAO Joseph et d'autres compagnons de lutte.

Ce parti se veut un parti d'obédience socialiste, qui lutte pour la justice sociale, pour l'unité nationale et pour la redistribution équitable des richesses en Côte d'ivoire.

C'est un parti qui lutte contre les antagonismes qui divisent le peuple et les couches travailleuses, notamment les antagonismes qui s'expriment sous forme de division ethnique, de repli communautaire, d'autochtonisme, de division religieuse, xénophobie.

Pour nous, la crise sociopolitique qui a débuté depuis en 1993 et qui a fragilisé notre pays, n'est rien d'autre que la résultante de l'instrumentalisation du discours identitaire et d'exclusion ethnique par une classe politique caduque et décadente qui s'adonnent à de l'injustice sociale et vit sur le dos de la république, en poussant les populations de la même classe sociale, dans des affrontements fratricides.

C'est pourquoi nous manifestons notre autonomie de pensée et d'action vis-à-vis de cette classe politique. Nous sommes du peuple, nous défendons donc les intérêts du peuple. Nos propositions sur les sujets mentionnés ci-dessus sont celles qui mettent en avant l'intérêt du peuple, la paix sociale et l'unité de la nation.

Sur la CEI : y a-t-il un problème insoluble à la CEI ? Nous disons Non.

Le problème qui était posé, était celui de l'équilibre. Cet équilibre s'imposait au regard des mutations de la classe politique.

Le gouvernement a accepté le principe de l'équilibre et à ce niveau il n'y a plus de problème. Le problème est résolu en ce qui concerne la position du régime qui a accepté le principe de l'équilibre des partis.

Le problème se trouve aujourd'hui en ce qui concerne la répartition entre la vieille classe politique et la classe montante et nouvelle que nous représentons.

Doit-on encore mettre entre leurs mains l'avenir démocratique de ce pays pour qu'ils nous conduisent encore dans le chaos, sous prétexte que seuls ceux qui ont des membres au parlement sont ceux qui doivent être membre de la CEI Centrale? Nous disons Non.

Nous avons proposé une CEI de 19 membres, avec 11 membres pour la société civile, 4 membres pour le pouvoir et 4 pour l'opposition dont 2 pour l'opposition ancienne et 2 pour l'opposition nouvelle.

Au niveau de la société civile, le débat reste posé : y a-t-il une société civile indépendante dans ce pays ? L'expérience de 2000 est suffisamment éloquente pour nous édifier.

Nous Avons proposé : 2 religieux, 1 centrales syndicales, 1 rois et chefs, 1 association des droits de l'homme, 1 pour la chambre d'agriculture, 1 chambre de commerce, 1 pour les transporteurs, 1 pour le patronat et 2 pour les ONG caritatives d'utilité publique. La question de la CEI ne vaut pas la mise en place d'une concertation, puisque le problème est résolu.

Par contre d'autres sujets que n'évoquent pas les acteurs de la vieille classe politique, valent à nos yeux une concertation nationale à laquelle nous appelons et nous volons en discuter avec le pouvoir en place.

Puisque de toute évidence cela n'intéresse pas la vieille classe politique du passé, qui est dépassé par ces sujets.

Nous regroupons ces sujets dans les termes et le concept de « concertation nationale sur la modernisation sociale ».

Il s'agira de parler de :

l'équité salariale et du rapport entre le plus petit salaire en vigueur dans le pays et le plus grand salaire pour un sujet qui occupe une fonction publique. Nous proposons un rapport de 1 à 30 maximums.

du SMIC qui doit passer à 110 000 Francs CFA/ mois en raison de 5000 par jour soit un SMIC horaire de 625 francs l'heure de travail. Moins d'1 euros de l'heure ? Ce SMIC horaire est largement compétitif sur le marché mondial de la main d'œuvre.

Retraite paysanne, des transporteurs et des commerçants.

L'assurance chômage inexistant dans notre pays.

L'aide au logement pour tous et la rationalisation de la contribution financière au logement qui doit être attribuée sous conditions de ressources.

Revenu minimum vital rationalisé ; le filet social est une action à saluer mais doit évoluer dans un sens de plus de rationalisation et attribuer sous condition de ressources

Obligation de la déclaration de ressources.

Certificat de citoyenneté obligatoire pour avoir droit aux aides sociales et pour les concours de la fonction publique. Augmentera le taux de participation aux élections.

Adressage obligatoire, bancarisation obligatoire, le Numéro identifiant unique.

Les rentes viagères cumulées, pharaoniques et inéquitables, qui sont en réalité du vol légalisé de deniers publics dont profitent certains prétendus opposants. Qui refusent qu'on l'inscrive dans les agendas du débat politique national.

Le découpage électoral

Le décret sur l'âge des véhicules

La rationalisation des rapports sociaux et des rapports entre l'administration et les citoyens, modernisation et rationalisation de notre bureaucratie.

Après avoir exposé le contenu de cette concertation nationale

A laquelle nous appelons, il convient de constater l'échec de la vieille classe politique et sa médiocrité et son manque de consistance et de cohérence qui la disqualifie.

C'est une classe politique qui a été guidée par une idéologie et une vision, l'application de cette idéologie et cette vision a conduit à une expérience, un résultat qui est le niveau de sous-développement auquel nous nous trouvons aujourd'hui.

Ils ont foutu notre avenir en l'air, ils se sont enrichis et ont fait de notre pays un pays sous-développé.

Leur échec s'est matérialisé dans le sous-développement, mais aussi dans leur incapacité à unir les fils du pays. Il n'y a pas de monsieur propre dans ce pays et tout le monde le sait. C'est pourquoi nous appelons à la réconciliation, au pardon et à la réconciliation entre les fils et filles du peuple.

Pour finir, il faut dire que nous serons présents à l'élection présidentielle de 2020.

La question était attendue, elle est sans cesse posée, nous préférons y répondre ici et maintenant.

Notre parti choisira son candidat à la suite de primaires que nous organiserons et notre candidat se présentera. Cette candidature pourra se faire dans le cadre d'une coalition, mais dans ce cas nous ferons cette coalition avec des partis qui ne tiennent pas des discours identitaires et de division du peuple et à la condition de prise en compte des éléments de notre programme. »

Fait à Abidjan, le 16 avril 2019

Pour le CPR,

Le Président

Dr DOUMBIA S. Major

Cote d'Ivoire

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