Congo-Brazzaville: Grève à la Sopéco - Les travailleurs offrent un concert de casseroles

Depuis cinq jours, les agents de la Société des postes et de l'épargne du Congo (Sopéco) ont débrayé. Ils réclament au préalable le versement de deux mois de salaires sur les onze impayés.

Suite à une promesse de rappel non tenue, les agents de la Sopéco ont décidé de manifester afin de se faire entendre. Ils réclament toujours leur dû des mois de janvier et février avant une éventuelle possibilité de reprendre le travail.

A défaut d'avoir la totalité des impayés, ils se disent disposés à recevoir au moins 75% des deux mois ou encore 50% correspondant à un salaire. Le secrétaire général du syndicat de la poste, Ngami Ndzala Gesta, a soutenu que leur grève est légale et reconnue par la direction départementale du travail de Brazzaville avec laquelle des discussions ont été entamées.

La Sopéco est une entreprise publique, à caractère industriel et commercial qui compte actuellement quarante-quatre bureaux à travers le territoire. Cependant, elle fait face à des grands défis, avec une masse salariale de soixante-dix millions de francs CFA, alors que ses recettes mensuelles n'atteignent pas trente millions. « On doit opérer une transformation, notamment sur le plan de l'organisation avec un directoire réduit », a indiqué la directrice générale, Ludovique Mbossa Mabwere, invitant les agents à l'apaisement afin de remédier à cette difficulté. Elle a, en outre, signifié que les salaires non payés en 2017 et 2018 resteront des dettes sociales, ajoutant que la décision de ne pas payer les grévistes n'est pas arbitraire car elle s'appuie sur les textes.

Rappelons que pour faciliter la vie des usagers et augmenter les recettes de la société, plusieurs projets de développement sont en vue, entre autres, le projet e.commerce.

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