Congo-Brazzaville: Théâtre - Cardy Cardelin Babika lance la 9e édition du Festival scolaire, universitaire, et de mode africaine de Pointe-Noire

On dit de lui qu'il est l'homme des causes justes, des causes qu'il défend à travers l'expression artistique pour l'épanouissement des plus jeunes et combattre les antivaleurs.

Cardy Cardelin Babakila a un rêve, celui d'organiser une véritable école de théâtre et former les élites culturelles de l'Afrique de demain. Ce n'est là que le prolongement légitime d'une carrière déjà bien remplie pour cet artiste multidisciplinaire, jonglant entre ses activités de comédien, de metteur en scène, de professeur de théâtre et de promoteur culturel. Il faut remonter le temps pour apprendre que ce natif de la ville océane découvre, en 1989, le théâtre qui deviendra sa passion.

Cinq années plus tard, Cardy est déjà sous le feu des projecteurs et fait ses premiers pas sur les planches avec la compagnie Kulu-Nsi. Le comédien en herbe d'alors se rend compte aujourd'hui: "Ma formation artistique a été celle d'un autodidacte et j'ai fait très vite de l'art théâtral une forme d'expression thérapeutique que j'ai eu la chance de compléter ensuite au Centre de formation d'art dramatique ".

Favoriser l'éducation des plus jeunes...

Déterminé et prolifique, cet artiste crée à Brazzaville, en 1997, sa première compagnie Tapari Théâtre où il forge techniques expérimentales autour de nouveaux processus liés à l'imposition des contraintes, l'expression corporelle, la diction. Un parcours qui le conduit à enseigner en qualité de professeur d'art dramatique à l'Université Haute école Léonard-de-Vinci mais aussi à l'école internationale Eximuis School ou encore à Dom-Helder-Camara et au C.E.P.L. Résumer la vie professionnelle de Cardy au rang de professeur d'école serait un mauvais raccourci tant l'homme oeuvre à d'autres combats pour la culture africaine. Passionné de mode, par ailleurs, il est ainsi l'initiateur et organisateur de l'événement annuel « Biso na biso beauty international » destiné à mettre en valeur stylistes et tenues traditionnelles africaines.

Jamais à court d'initiatives, celui qui est également directeur du Cercle des jeunes artistes créateurs est un acharné de travail et confie : « J'aime m'inscrire en relai des valeurs culturelles, de celles qui favorisent l'éducation des plus jeunes. Voilà pourquoi, depuis neuf années, j'organise le Festival scolaire, universitaire, et de mode africaine de Pointe-Noire. C'est un concept pédagogique et ambitieux qui se définit comme une plate-forme d'échange, de sensibilisation et de réflexion construite autour de la culture. C'est aussi une résonnance entre notre patrimoine et le théâtre contemporain, un véritable lieu d'expression en milieu scolaire ».

Fort de ses huit éditions précédentes, le Festival, entièrement gratuit, se tiendra du 24 au 27 avril au CPGOS, au Centre culturel Jean-Baptiste-Taty-Loutard et à l'Institut français de Pointe-Noire, avec pour thème principal « La Culture, un levier de diversification économique ».

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