Burkina Faso: «Grève déguisée» des agents du MINEFID - Novox intime l'ordre de reprendre service d'ici fin avril sinon...

Le réseau national des sans-voix (Novox Burkina) a animé une conférence de presse le jeudi 18 avril 2019 au Centre de presse Norbert Zongo. Objectif, dire son ras-le-bol face aux agissements des agents des Finances qui, selon son coordinateur, Séni Sana, ne partent pas en grève mais prétextent une absence de réseau pour ne pas remplir leur devoir.

Face à cette situation, Novox leur donne jusqu'à fin avril pour faire correctement leur travail sinon ils verront leurs lieux de service pris en otage.

L'apurement du passif du foncier urbain, les répercussions de la grève des agents du MINEFID sur le secteur privé, la situation sécuritaire : ce sont les trois points qui ont fait l'objet de la conférence de presse de Novox Burkina.

En ce qui concerne les agents du MINEFID, Novox part du constat que depuis une année, un bras de fer oppose les agents au gouvernement sur le fonds commun.

Une situation qui, en plus de paralyser l'économie, a des répercussions sur la population. Pour lui, les agents prétextent une absence de réseau pour boycotter le travail.

«Cette guerre a paralysé tous les services des impôts, du Trésor et des douanes avec des agents ne disposant pas de réseau pour satisfaire les usagers. Ce dysfonctionnement creuse davantage le fossé de la misère et de la pauvreté chez la population », a-t-il signifié.

Novox lance un ultimatum aussi bien au gouvernement qu'aux agents du MINEFID : « Je demande au président du Faso de prendre ses responsabilités pour mettre fin à cette situation.

Sinon dans un futur proche, le réseau des sans-voix lancera un appel aux organisations de la société civile, au secteur privé et aux commerçants à manifester sur toute l'étendue du territoire national afin d'exprimer leur désaccord face à cette grève du zèle». Séni Sana va jusqu'à dire que certains services concernés seront pris en otage.

Concernant l'apurement du passif du foncier urbain, Novox estime que le gouvernement s'est trompé en pactisant avec les sociétés immobilières.

« Depuis l'insurrection jusqu'à l'élection de Roch Kaboré, les Burkinabè ont nourri l'espoir d'un meilleur apurement du foncier urbain.

Hélas, les sociétés immobilières et le ministère de l'Habitat nous maintiennent dans une situation d'ambiguïté », a confié Séni Sana, coordinateur de Novox en indiquant que les sociétés immobilières sont un mal pour la population et ne lui favorisent pas l'accès aux logements.

Combien de Burkinabè peuvent acquérir une maison à 6 millions ? s'est-il interrogé. Pour les sans-voix, les enquêtes sur le foncier n'ont abouti à rien.

Au cours de la rencontre avec la presse, Novox a fait un clin d'œil aux forces de défense et de sécurité en condamnant les multiples attaques dont elles font l'objet.

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