Togo: 20% des Togolais ont accès à l'Internet mobile

19 Avril 2019

En 2019, la 3G devrait dépasser la 2G en nombre de connexions pour devenir la technologie de référence en Afrique de l'Ouest et représenter 49% du nombre total de connexions d'ici la fin de l'année, souligne la GSMA* dans un rapport publié ces jours-ci.

Le fait que le nombre de connexions en 3G ait doublé dans la sous-région au cours des deux dernières années est principalement dû à l'effort continu des opérateurs en matière d'investissements qui ont permis l'extension de leurs réseaux dans des zones auparavant mal desservies.

Du coté des consommateurs, la demande pour les services basés sur le protocole IP a augmenté à mesure que de nouveaux services pertinents localement apparaissent et que les smartphones deviennent plus abordables.

Les connexions par smartphone représentaient 38% du nombre total des connexions à la fin 2018 ; ce chiffre passera à près de 70% d'ici 2025.

Pendant ce temps, la 4G commence enfin à gagner du terrain dans la zone Cédéao.

L'adoption, tout d'abord difficile, de la 4G était principalement due à des retards dans l'attribution du spectre 4G à des opérateurs mobiles existants, qui avaient les ressources et les capacités nécessaires au déploiement de réseaux à grande échelle.

La situation évolue rapidement à mesure que les gouvernements de la sous-région s'emploient à mettre à la disposition des opérateurs mobiles des ressources spectrales dont les fréquences sont inférieures à 1 GHz.

Entre janvier 2018 et janvier 2019, 10 nouveaux réseaux 4G ont vu le jour en Afrique de l'Ouest, notamment pour la première fois au Burkina Faso, en Sierra Leone et au Togo.

L'adoption de la 4G représentera 17% des connexions d'ici 2025, dépassant ainsi la 2G, faisant d'elle la deuxième technologie mobile la plus utilisée en Afrique de l'Ouest.

A la fin de 2018, il y avait 185 millions d'abonnés mobiles uniques en Afrique de l'Ouest, soit une augmentation de près de 10 millions par rapport à l'année précédente.

La croissance future sera en grande partie poussée par les jeunes consommateurs possédant pour la première fois un téléphone portable.

Plus de 40% de la population de la sous-région a moins de 18 ans et une proportion considérable d'entre eux deviendra de jeunes adultes au cours de la prochaine décennie.

D'ici 2025, le nombre d'abonnés uniques atteindra 248 millions, augmentant le taux de pénétration des abonnés jusqu'à 54%, contre 48% à la fin de 2018.

En Afrique de l'Ouest, la part significative de jeunes consommateurs parmi les utilisateurs de services mobiles entrainera un changement important dans les comportements des consommateurs.

A l'opposé des habitudes des utilisateurs plus âgés, moins expérimentés en matière d'usages numériques, qui sont donc centrées sur l'usage de la voix, le consommateur de demain utilisera son téléphone mobile certes pour les services de communication, mais dans une moindre mesure, car ses usages seront également centrés sur les services de données, comme les jeux en ligne et le streaming de vidéos.

En 2018, les technologies et les services mobiles ont généré une valeur économique de 52 milliards de dollars (8,7% du PIB) en Afrique de l'Ouest, chiffre qui atteindra près de 70 milliards de dollars (9,5% du PIB) d'ici 2023, en conséquence des pays bénéficient de plus en plus des gains en productivité et d'efficacité. Provoquée par l'augmentation de l'utilisation des services mobiles.

L'étude réalisée par GSMA montre qu'un quart des habitants d'Afrique de l'Ouest est connecté à Internet.

Au Togo, 20% de la population a accès à Internet mobile. Le pays est dans la moyenne régionale. Seul le Ghana fait beaucoup mieux avec 33%.

La plupart des pays d'Afrique de l'Ouest ont un score inférieur à la moyenne de l'indice pour l'Afrique subsaharienne. Cela souligne l'ampleur du défi consistant à optimiser l'inclusion numérique dans la sous-région.

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