19 Avril 2019

Congo-Kinshasa: Mieux vaut prévenir

Aujourd'hui encore la République pleure ses morts. A la suite du dernier naufrage d'embarcation sur le lac Kivu, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Le sinistre a fait plus de 150 victimes noyées dans le lac.

Et, lorsqu'on s'interroge sur les causes de l'accident, on dit que l'embarcation était surchargée qu'elle a chaviré à la suite d'un mauvais temps.

Ce qui étonne dans cette affaire, c'est le nombre de fois que ce genre d'accidents se produit dans les eaux intérieures du pays, sans que des mesures préventives soient prises. C'est après un naufrage pour que les pouvoirs publics sursautent, comme réveillés de leur torpeur.

Et pourtant, des services de l'Etat bien identifiés fonctionnent allègrement à différents ports d'embarquement et de débarquement.

Ces services, perçoivent même taxes et redevances mais se soucient le moins du monde des conditions de navigation de tous ces vaisseaux qui voguent sur les eaux nationales.

Questions : il faut encore combien de naufrages pour que l'autorité réglemente le secteur de la navigation dans les eaux du pays ?

Quel nombre de morts la RDC doit comptabiliser pour que l'on réorganise le transport des personnes et de leurs biens sur les eaux territoriales ?

Combien de deuils nationaux doit-on décréter pour que les gens prennent conscience de la responsabilité qu'ils ont de veiller sur la sécurité et la sûreté des embarcations que prennent leurs concitoyens ?

Dans ce dossier, armateurs, commissaires fluviaux et autres services de l'Etat fonctionnant dans le port d'embarquement ont failli à leur mission. Ils en portent la responsabilité.

Et pourtant, un adage populaire dit qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Si les responsables de ces services pouvaient intérioriser cette sagesse en organisant dans les règles de l'art le secteur de la navigation dans les eaux intérieures du pays, on éviterait ses morts de trop, même si la partie Est reste le ventre mou du pays.

Mais si des concitoyens doivent de plus perdre leur vie parce qu'ils ont choisi de voyager par embarcation, il y a de quoi crier sa rage contre ces fonctionnaires qui pérennisent la gestion pifomètre de la res publica.

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