19 Avril 2019

Afrique du Nord: Miitig condamne l'offensive contre Tripoli et rassure quant à la paix

Alger — Le vice-président du Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale de l'Etat de Libye (GNA), Ahmed Omar Miitig a condamné vendredi à Alger l'offensive armée menée par le général à la retraite Khalifa Haftar contre la capitale Tripoli, rassurant que les forces du gouvernement font face à l'agression en vue du maintien de la sécurité et la sauvegarde des vie humaines.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue de sa visite de deux jours en Algérie, M. Miitig a dénoncé "vigoureusement" l'agression menée par les troupes de Khalifa Haftar contre la capitale du pays depuis le 4 avril dernier, soulignant que "les forces du GNA sont déterminées à repousser avec fermeté cette agression inattendue", et ce au moment où la Libye se préparait à tenir la première conférence de réconciliation nationale à Ghedamès sous l'égide de l'ONU.

"Depuis quelques jours, les forces du gouvernement ont réussi à stopper l'avancée des troupes de Khalifa Haftar et les repousser en dehors de la capitale. Nous sommes déterminés à les chasser, dans les prochains jours, des territoires qu'ils ont conquis", a affirmé M. Miitig.

Il a, dans ce sens, ajouté que "certains pays et parties qui avaient misé, au départ, sur la prise de Tripoli en quelques heures par les forces de Haftar commencent à revoir leurs positions eu égard à la riposte actionnée par les forces du GNA".

Assurant que le Gouvernement d'union nationale compte notamment sur le soutien des pays de la région particulièrement l'Algérie qui appuie, a-t-il relevé, "la légalité et l'unité de la Libye", M. Miitig a confirmé l'émission d'un mandat d'arrêt contre le général en retraite Khalifa Haftar, pour sa "responsabilité directe dans les bombardements contre des sites civils et des quartiers résidentiels dans la capitale", ayant causé la mort de plus de 200 personnes et plus de 900 blessés depuis deux semaines.

Répondant à une question sur le "soutien" de la France et de l'Egypte apportés à Khalifa Haftar, le vice-président du gouvernement libyen a invité ces deux pays à "revoir" leurs positions, précisant que "Paris et Le Caire ne doivent plus compter sur M. Haftar en tant que partenaire dynamique capable de contribuer à l'édification d'un Etat démocratique où les élections détermineront les futurs représentants du pays".

M. Miitig a notamment déclaré que Khalifa Haftar ne peut plus être "un partenaire dans le processus politique en cours en Libye", invitant tous les Etats qu'ils le soutiennent à revoir leurs positions à son égard, le qualifiant également de "criminel de guerre".

S'adressant toujours aux dirigeants des pays qui ont soutenu le commandant des forces de l'Est libyen, M. Miitig a rassurer que les Libyens seront capables de relever les défis et de trouver des solutions à leurs problèmes sans trop compter sur le rôle de la communauté internationale.

"Celle-ci reste divisée non seulement sur le dossier libyen, mais sur de nombreuses autres questions internationales ", a-t-il fait remarquer.

Au sujet de l'absence d'une réaction ferme de la part du Conseil de sécurité sur la situation en Libye, le Vice-président du Gouvernement libyen a déploré position de certains membres de cette instance onusienne, affirmant que les Libyens ont été déçus par le fait qu'il n'y avait pas eu d'entente qui pouvait contribuer à restaurer la paix dans le pays.

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