Togo: Fête de Pâques sous tension à Dzolo

Que se passe-t-il à Dzolo (Préfecture de l'Avé) à environ 8 km à l'Ouest de Kévé ? C'est la grande interrogation. Si l'on sait que depuis un moment, une affaire de chefferie secoue cette localité, on peut comprendre à suffisance que cette affaire joue un nouvel épisode avec la fête de Pâques qui est le moment de réjouissance populaire privilégié de ces populations de l'Avé qui partagent presque les mêmes culture que les voisins ghanéens.

Comme ce fut le cas dès l'éclatement de cette crise de chefferie, depuis hier et pour les festivités de la Pâques, c'est deux versions qui s'affrontent aussi bien sur le terrain que sur la toile et dans les réseaux sociaux.

D'après une première version qui diabolise le préfet de l'Avé Kossi Awu, le village de Dzolo, est état de siège. Cette version des faits soutient que "pour une question de chefferie, le Préfet Awu Kossi a envoyé des Gendarmes épaulés des miliciens qui conteste le nouveau Chef intronisé par le Conseil coutumier, pour empêcher la célébration des Pâques dans le village".

Ainsi, "des bus des ressortissants du village venant du Ghana pour les Pâques ont été empêchés de rentrer dans le villages, les ressortissants proprement passés à tabac, bien roués de coups et gazés proprement. Un des bus avec ses passagers y compris les chefs de Dzolokpuita et Dzolo-Gbogamé est emmené par les Gendarmes vers le village de Edzi.

De jeunes joueurs qui se rafraîchissent après le match des Pâques sont roués de coups par les gendarmes qui ont défoncé les portes et saccagé les vitres des fenêtres !" Aussi, cette version accuse le Préfet Awu Kossi d'avoir créé une République à part où il fait ses propres lois en martyrisant les populations de l'Avé sous l'indifférence totale des autorités du pouvoir central ! ".

Son de cloche contraire en tout cas, il n'en manque pas. Comme pour prendre le parti du Préfet accusé et condamné par la version précédente des faits, c'est plutôt des Abrafos qui seraient des miliciens venus du Ghana voisin qui sont envoyés par un prétendu CTT Dzolo (Conseil Tsamino Togbuinal) pour terroriser la population et imposer son nouveau chef AHIADJO lors de la fête Pascale.

Ce qui entraina une bagarre avec les "vrais" héritiers du trône. Et c'est donc, une fois alertée que la gendarmerie a intervenu. Ainsi, les occupants du bus seraient contraints à prendre la fuite alors que le bus et son chauffeur auraient été conduits à la brigade de Kévé mais libérés plus tard sur ordre du préfet jugeant le chauffeur innocent.

Il est indiqué que la gendarmerie est toujours présente dans le village pour parer à toute éventualité vu que la "vraie" famille royale et leur clan après voir averti la procureur, se disent prêts à réagir au cas où le désordre persistait.

Qui tient le bon bout dans cette affaire ? Seul Dieu le sait. Mais en attendant, on espère qu'à côté de ces frères ennemis qui se battent pour la chefferie, Jésus dont la résurrection est attendue aujourd'hui à minuit se frayera un passage pour le bonheur des chrétiens du village de Dzolo.

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