Ile Maurice: Arrêté pour possession de cannabis - Prameshwar Gooljaury - «Mo inn tou létan res lwin ar politik»

«Eski mo nom inn zoué kont mwa parski zot asocié mwa à mo frer ? Mo pa koné. Li probab sé enn vendetta politique. Mé moi mo in tou létan rest lwin ar politik Mo lavi inn tourn autour mo fami..» Prameshwar Gooljaury, plus connu comme Sailesh, est en fait le frère de Rakesh Gooljaury. Le mardi 9 avril, il a été écroué pour possession de cannabis : des feuilles de cannabis enveloppées dans un sachet en plastique, deux joints ainsi qu'une certaine quantité de cannabis mélangée avec du tabac ayant été retrouvés chez lui.

Qui est Prameshwar Gooljaury ? Nous l'avons rencontré à son domicile, à Saint-Pierre, pour en savoir plus sur lui. Il a accepté de nous recevoir. Un peu réticent au début, il a fini toutefois par livrer ses sentiments.

Le 9 avril, c'est une date dont il se souviendra pendant encore longtemps. Sa maison a été perquisitionnée par l'équipe de l'Anti Piracy Unit sous la supervision de l'ASP Hector Tuyau. Il confie qu'il faisait sa prière quotidienne quand une trentaine de limiers se sont présentés devant sa porte. Choqué par cette intrusion, il a toutefois accepté de collaborer car les policiers étaient en possession de deux mandats de perquisition, un pour drug dealing et un autre pour blanchiment d'argent.

Il est arrêté sous une charge provisoire de possession of cannabis seeds for the purpose of planting cannabis plants et est ensuite placé en détention policière au poste de police de Bel-Air Rivière Sèche. Sa famille a fait appel aux services de Me Rama Valayden. Après dix jours en détention policière, il est libéré après avoir payé une caution de Rs 75 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 500 000.

Prameshwar Gooljaury avoue n'avoir jamais eu de démêlés avec la justice. Il a été gérant de plusieurs boutiques de mode depuis 1996 et les a toutes fermées en 2014. «Je gère l'importation des vêtements et les revends aux magasins de l'ile. Je suis gérant de deux stations d'essence. Je n'ai jamais eu d'ennemis, ni des menaces afin d'être dénoncé à la police. Lenmi li partou sa ek mo pa koné si kikenn éna kit vanzans personel kont mwa.»

Mais pourquoi avait-il ces feuilles de cannabis en sa possession ? «Il y a plusieurs types d'utilisation et ce n'était pas pour autant pour ma propre consommation. Je ne sais qui est allé avertir la police pour faire une telle descente chez moi.»

Il va sans dire que son image a pris un sale coup depuis. «Ce qui me gêne dans cette histoire, c'est que ce sont mes employés qui en paient les pots cassés. Ils sont bombardés de questions par les clients qui n'arrêtent pas de demander si toute cette affaire est vraie», confie-t-il.

Et de conslure : «Je laisse cette affaire entre les mains de mes avocats, Mes Rama Valayden et Anoop Goodary pour challenge la constitutionnalité de la Dangerous Drug Act.»

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