Congo-Kinshasa: [A qui profite ce crime ?] BUTEMBO - Adieu Dr Richard !

Un médecin camerounais et affecté par l'OMS dans la riposte contre Ebola à Butembo a été lâchement abattu par une bande des badauds assimilés aux miliciens Maï-Maï. Il a aussitôt été rapatrié dans son pays d'origine pour des funérailles dignes et les enquêtes ont, comme toujours, été ouvertes pour dénicher et punir les auteurs de ce crime.

La scène remonte de jeudi 18 avril dernier. Sous un soleil ardent, le pauvre médecin est assassiné en pleine réunion à la clinique universitaire du Graben. Ses bourreaux, au nombre de trois seulement, sont présentés à l'autorité urbaine comme des miliciens Maï-Maï armés des quelques armes blanches et un fusil d'assaut. Les sources médicales renseignent que ces miliciens se sont présentés comme des malades ayant besoin d'une assistance médicale. Aussitôt, ils ont franchis plusieurs appartements de la réception à la salle où se tenait la réunion. Avant d'ouvrir le feu, ils ont laissé un message aussi important à l'assistance composée d'un bon nombre des médecins congolais et expatriés engagé dans la riposte contre Ebola à Butembo et qui prenaient part à la réunion.

« Ce n'est pas Ebola qui nous tue mais plutôt vous. A notre tour nous allons vous tuer l'un après l'autre » ont-ils dits. Le lendemain, au petit matin, c'est un autre centre de traitement Ebola qui est attaqué vers l'hôpital de Katwa. Ici deux miliciens tombent sur le champ de bataille et un autre est capturé mais grièvement blessé. La veille de cette attaque, les prêtres de la paroisse universitaire du graben avaient été menacé tard dans la nuit par une bande des inconnus. Il était reproché aux religieux d'héberger l'équipe engagée dans la riposte contre Ebola à Butembo. La police est vite intervenue pour disperser ces inciviques.

A qui profite ce crime ?

Des sources bien recoupées renseignent que peu avant de tirer sur le pauvre médecin camerounais, ses bourreaux ont eu le courage de lui poser un certain nombre des questions au tour de son identité. De surcroit, ils avaient l'une de ses photos. Aussitôt que l'identité a été confirmée, les assaillants ont ouvert le feu sur lui blessant aussi ses deux autres collègues avant de s'évader dans la nature. A ce niveau, l'observateur se demande comment des miliciens maï-maï ont eu l'identité de leur cible ? Aussi comment l'ont-ils localisé jusque dans la salle de réunion ? Et pourquoi seulement lui et non d'autres médecins qui prenaient part à cette réunion ? Certes que l'on ne pouvait pas souhaiter que tous les médecins soient lâchement abattus mais du moins sa seule personnalité à coté des dizaines des médecins réunis dans la même salle peut susciter beaucoup la curiosité. Difficile pour le moment de répondre à cette série des questions avant l'issue des enquêtes.

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