21 Avril 2019

Congo-Kinshasa: Assemblée nationale - La campagne électorale prend fin aujourd'hui

Installé depuis lundi 28 janvier 2019, au cours de la séance de l'ouverture de la session extraordinaire, le bureau provisoire de la Chambre basse du parlement, chapeauté par l'élu de Bolamba, Pierre Maloka, vit ses dernières heures au perchoir de l'Assemblée nationale.

Car, la campagne électorale en vue de la composition du bureau définitif, ayant été entamé samedi 20 avril dernier, va finalement se clôturer dès aujourd'hui, cela, à la veille desdits scrutins. Normalement, les deux acteurs majeurs de ces élections, Jeanine Mabunda et Thomas Lokondo, candidats à la présidence de cette Chambre, devraient, à priori, se prononcer aujourd'hui verbalement devant l'auguste assemblé, toujours dans le cadre de la campagne.

Ebullition

Déjà, tous les parvis du siège du Palais du peuple RD Congolais sont truffés des effigies et banderoles des candidats à différents postes du bureau. La grande maison du peuple est, visiblement, en ébullition ces derniers temps. Elle vibre au rythme de la campagne électorale des candidats de la Majorité parlementaire. Pourtant, tous sont alignés par le ticket FCC-CACH. Au poste de la présidence, Jeanine Mabunda va devoir concourir contre Thomas Lokondo, quoique membre du FCC comme sa concurrente, mais se présente sous le label d'indépendant. Pour les autres postes, Jean- Marc Kabund A Kabund, président Ad interim de l'Udps, n'a aucunement besoin de battre campagne pour gagner la 1ère vice-présidence. D'autant plus qu'il est le seul à concourir à ce poste. D'où, un véritable plébiscite l'attend.

En ce qui concerne les autres postes, à savoir le 2ème vice -président, Rapporteur, Questeur et Questeur adjoint, la majorité parlementaire, composée du ticket FCC-CACH, n'a voulu présenter qu'un seul candidat par poste, suite à leur large majorité écrasante acquise au sortir des législatives nationales du dimanche 30 décembre 2018. De ce fait, tout est donc en place pour la mise sur orbite d'un bureau définitif de l'Assemblée nationale monolithique.

Pour sa part, l'Opposition parlementaire, voulant à ce que les 15 nouveaux députés élus de Yumbi, Beni-territoire, Beni-ville et Butembo, soient pris en compte lors de partage des sièges au bureau définitif, elle ne va malheureusement pas participer à ces scrutins, parce que ses desideratas n'ont pas rencontré l'assentiment de la Majorité. C'est ainsi qu'elle aura passé son temps en vain, en bataillant pour la validation, par la plénière, des pouvoirs des députés issus des dernières élections partielles. La présence de députés nouvellement élus dans les circonscriptions précitées gênerait le calcul de proportionnalité numérique de la Majorité qui ne tient pas à livrer deux postes à l'Opposition parlementaire (Lamuka).

Toutefois, il convient de rappeler que la séance plénière qui s'était déroulée samedi dernier, avait connu une fin morose. Il n'y avait pas eu validation des pouvoirs des élus issus des élections partielles du 31 mars 2019 comme il était mentionné dans le communiqué annonçant la plénière. Comme si cela ne suffisait-il pas, il n'y avait pas eu non plus audition des candidats aux postes de Rapporteur, Questeur et Questeur adjoint. A la suite d'un débat intense entre la majorité et l'opposition sur l'adoption de l'ordre du jour, rejetée par le FCC-CACH. Pierre Maloka, speaker de l'Assemblée nationale, était contraint de suspendre la plénière.

Congo-Kinshasa

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